Déclaration du ministre des Affaires étrangères, Giorgos Gerapetritis, à la chaîne de télévision ERT et au journaliste Nikos Meletis, lors de la cinquième journée des travaux de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies (New York, 25.09.2026)

Déclaration du ministre des Affaires étrangères, Giorgos Gerapetritis, à la chaîne de télévision ERT et au journaliste Nikos Meletis, lors de la cinquième journée des travaux de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies (New York, 25.09.2026)
Photo Credits: Ministry of Foreign Affairs / Penny Karachaliou

Alors que nos pensées vont vers la Grèce et la catastrophe qui l'a frappée, nous avons eu aujourd'hui l'occasion, lors de l'Assemblée générale des Nations Unies, d'organiser une série de réunions et d'événements afin de renforcer l'empreinte diplomatique de notre pays.

Tout d’abord, nous avons tenu deux importantes réunions tripartites, entre la Grèce, Chypre et la Jordanie, et entre la Grèce, Chypre et l’Égypte.

C’est extrêmement important pour la présence tant de la Grèce que de Chypre dans la région au sens large, pour le renforcement de nos relations, dans la région élargie du Moyen-Orient secouée par les guerres,  par les bouleversements et par les conflits armés.

De plus,  l’occasion nous a été offerte de rencontrer d’importants ministres des Affaires étrangères de pays du Sud global, notamment du Brésil, de l’Érythrée et de l’Inde et  ainsi que de régions telles que l’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine.

Le Sud global se développe à un rythme effréné. Il est très important pour la Grèce de rester en contact permanent avec ses pays. La coopération interrégionale revêt une importance particulière, surtout aujourd’hui face aux défis mondiaux.

De plus, nous avons eu l’occasion d’être présents à deux événements très importants, qui se sont déroulés en marge de l’Assemblée générale. Le premier, particulièrement important, était une initiative de la Grèce et de l’Inde concernant l’intelligence artificielle, et plus précisément son application au secteur maritime, à la sécurité maritime et à la liberté de navigation.

Il est extrêmement important que les progrès réalisés, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle, aillent de pair avec le capital social et soient mis au service de l’homme. Les défis sont immenses. La Grèce a pris une initiative importante, qu’elle poursuivra, afin que l’intelligence artificielle ait des limites et que ces limites soient celles du progrès humain.

Par ailleurs, nous avons participé à la réunion constitutive du Groupe des amis pour la sécurité et la protection de la navigation et des marins. Il s’agit d’une initiative très importante qui a été lancée. La liberté de navigation constitue non seulement une revendication centrale pour la Grèce, en tant que pays pionnier et leader dans le domaine de la marine marchande, mais aussi une revendication mondiale. En effet, toute crise dans le secteur maritime, toute entrave à la liberté de navigation, représente un risque énorme pour la chaîne d'approvisionnement et, en fin de compte, pour la prospérité des peuples.

En octobre, la Grèce assumera la présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies pour la deuxième fois au cours de son mandat de deux ans. Il s’agit d’une période extrêmement importante. Les grandes questions qui tourmentent l’humanité seront abordées. Les questions relatives aux conflits armés seront abordées.

De plus, nous assisterons à l’élection du nouveau secrétaire général des Nations Unies, un choix déterminant pour l’avenir de l’Organisation, mais aussi, bien sûr, pour les relations régionales et les défis mondiaux. La Grèce se trouve au cœur de l’intérêt diplomatique. Nous construisons la Grèce avec une forte empreinte diplomatique, des alliances solides, ainsi qu’une politique étrangère de grande envergure, très intense et très active.

Septembre 26, 2026