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Déclaration de N. Kotzias, ministre des Affaires étrangères – Réponses aux questions de la presse à l’issue des contacts à New York (New York, 6 janvier 2017)

samedi, 07 janvier 2017

Déclaration de N. Kotzias, ministre des Affaires étrangères – Réponses aux questions de la presse à l’issue des contacts à New York (New York, 6 janvier 2017)«Ma visite à New York peut être considérée comme une réussite à plusieurs égards. Il y a eu un grand nombre de rencontres tant avec des organisations gréco-américaines et américano-chypriotes qu’avec le lobby juif.

Ma rencontre avec Mevlüt Çavuşoğlu s’est tenue ce matin. Nous avons discuté des relations gréco-turques et des questions relatives à Chypre, sans pouvoir parvenir à une réflexion au moins convergente à l’égard de ces questions.

Je me suis entretenu avec le Président de l’Assemblée générale de l’ONU et par la suite avec le Secrétaire général de l’ONU. Lors de ces entretiens, nous avons essentiellement abordé la question chypriote et les points de vue grecs concernant la nécessité de supprimer le système des garanties, les droits d’intervention exercés par un pays quel qu’il soit à Chypre et le retrait des armées étrangères et surtout de l’armée d’occupation turque.

En outre, je me suis entretenu avec plusieurs membres du nouveau gouvernement du président Trump. J’ai rencontré le conseiller à la sécurité nationale, M. Flynn ainsi que la conseillère adjointe. Je me suis entretenu avec le chef de cabinet du Président et avec un grand nombre de Gréco-américains qui font partie de son équipe».

JOURNALISTE : Monsieur le ministre, que pensez-vous de la lettre d’Akinci au Secrétaire général de l’ONU ?

Ν. ΚΟΤΖΙΑS :  Je pense que tout cela concerne les problèmes liés à la non acceptation de la part de la Turquie et de la communauté chypriote turque du fait que le Président Anastasiadis est, conformément à la loi internationale, le Président de la République de Chypre, ce qui est reconnu par l’ONU et par toutes les organisations internationales et que ce dernier participe à la conférence de Genève et à la conférence internationale en sa double qualité de Président de la République de Chypre et de représentant de la communauté chypriote grecque.

JOURNALISTE : Quelle est votre sentiment après les rencontres que vous avez eues avec les membres du cabinet de M. Trump non seulement concernant la question chypriote mais aussi d’autres questions d’intérêt pour la Grèce en général ?

Ν. ΚΟΤΖΙΑS  :  Un grand nombre de membres du cabinet de M. Trump sont des Gréco-américains lesquels connaissent à fond les problèmes grecs. Je n’ai pas tant abordé avec les membres du cabinet de M. Trump les questions relatives au dossier chypriote mais plutôt des questions ayant trait au Moyen-Orient, à la politique de stabilité et de sécurité qu’exerce le gouvernement grec, les rencontres tripartites que nous tenons au Moyen-Orient, l’esprit et la structure de sécurité de la Conférence de Rhodes ainsi que la coopération que nous avons établie sur la protection des communautés religieuses et culturelles du Moyen-Orient.

JOURNALISTE : Avez- vous abordé la question de l’économie avec  M. Flynn ?
Ν. ΚΟΤΖΙΑS :  Non, avec M. Flynn nous sommes convenus que dans la période à venir, aussitôt que le nouveau gouvernement de Trump prêtera serment, j’effectuerai une visite dans le but d’aborder des questions de politique étrangère et internationale et il y aura aussi une visite du ministre des Finances en vue de discuter des questions liées au FMI, à la crise de la dette et aux actions à entreprendre.

JOURNALISTE : Que pensez-vous de la réaction de votre homologue, le ministre turc des Affaires étrangères ? Dans quelle direction, à votre avis, irons-nous la semaine prochaine ? Pensez-vous que la Turquie est disposée à faire avancer le dossier relatif aux garanties ?

Ν. ΚΟΤΖΙΑS : Le Président Erdogan décidera de la gestion de cette question. Avec M. Çavuşoğlu nous nous sommes mis d’accord sur la nécessité de présenter encore plus de propositions. Il n’y pas eu de rapprochement au cours de la discussion et en plus, il faut aussi explorer les critères en fonction desquels les questions de ce genre devront être abordées.

JOURNALISTE : Dans quelle mesure la Grèce peut-elle soutenir Chypre jusqu’à la fin de ce processus ? Elle a ses propres problèmes.

Ν. ΚΟΤΖΙΑS : La Grèce a toujours soutenu et soutiendra Chypre jusqu’à la fin en fonction de l’intérêt de Chypre elle-même et du peuple chypriote.  Pour ce qui est des questions relatives à la sécurité, à savoir les garanties, les droits d’intervention, le maintien de l’armée d’occupation, nous sommes contre tout cela et il s’agit d’un politique que nous suivons avec constance depuis que nous sommes au pouvoir.

Force est de rappeler que la première fois que nous avons parlé de cette question était lors de ma première visite à l’ONU en avril 2015. Je voudrais vous dire que lors des négociations antérieures de 2004 et de 2008 et 2009, aucun travail systématique n’a été accompli en vue de supprimer les garanties, les droits d’intervention et de retrait complet de l’armée turque. Grâce au fait que nous avons  soulevé cette question en temps utile et à partir du moment où nous avons assumé nos fonctions, la nécessité de discuter au moins de ces questions et de prendre position pour ou contre leur suppression, est considérée aujourd’hui comme une pratique courante. C’est une question qui ne peut pas être retirée de l’ordre du jour, de ce que l’on appelle agenda. Cela est à mon sens une réussite de la politique étrangère grecque.

Je vous remercie.