Par des décrets présidentiels du 15 août publiés aujourd’hui au Journal officiel turc, la Turquie a proclamé deux « parcs marins nationaux » dans le nord-est de la mer Égée et en Méditerranée orientale, qui s’étendent au-delà des eaux territoriales turques.
Dans la mesure où ces parcs occupent des eaux internationales, leur création est illégale, car aucun État n’a le droit, en vertu du droit de la mer, de procéder unilatéralement à la création de aires marines protégées dans des aires situées hors de sa juridiction nationale. De plus, les parcs marins en question sont illégaux dans la mesure où ils s’étendent à l’intérieur du plateau continental grec. Il s’agit donc d’une action qui ne produit absolument aucun effet juridique, tant en ce qui concerne les eaux internationales que nos droits sur le plateau continental grec.
La création unilatérale par la Turquie de parcs marins « nationaux » dans des aires ne relevant pas de sa juridiction ne saurait créer de faits accomplis ni affecter de quelque manière que ce soit les droits découlant du droit international.
À cet égard, il convient de rappeler que notre pays a pris l’initiative de créer des parcs marins nationaux dans la mer Ionienne et la mer Égée, en totale conformité avec le droit de la mer et exclusivement à l’intérieur des eaux territoriales grecques.
Les actions visant à créer des faits accomplis ou à influencer unilatéralement le statut des zones maritimes en mer Égée et en Méditerranée orientale constituent une violation du droit international, ne contribuent pas à l’instauration d’un climat de bon voisinage et compromettent gravement les efforts visant à maintenir des relations de compréhension mutuelle entre les deux pays.
La Grèce continuera d’agir avec cohérence et détermination pour la protection de ses droits souverains, la sauvegarde des libertés de la haute mer telles que prévues par le droit de la mer, ainsi que pour la protection de l’environnement marin conformément au droit international.
Aout 16, 2026