
S. DIMAS : Nous avons eu une discussion aussi intéressante qu’utile avec le Président de la République. D’ailleurs, pendant de nombreuses années, les questions de politique étrangère ont été au cœur de ses préoccupations et il les maîtrise parfaitement, c’est pourquoi ses conseils me sont très précieux. Je l’ai informé des derniers développements, des résultats des réunions des Conseils de l’Union européenne et de l’OTAN qui se sont tenus à Bruxelles ainsi que de la réunion de l’OSCE à Vilnius en Lituanie. Je l’ai également informé de mes dernières rencontres avec mes homologues américain, russe, etc.
En ce qui concerne la question des Conseils, les décisions, le message qui a été envoyé à Skopje est clair : la question du nom doit être résolue dans le cadre de négociations menées sous l’égide des Nations Unies, dans le cadre d’une procédure définie et non dans les salles de tribunaux. Nous espérons que le gouvernement de Skopje acceptera de négocier afin que nous puissions aboutir à un nom mutuellement acceptable, à l’égard de tous, Erga omnes, et qui résultera des négociations que je viens de mentionner.
JOURNALISTE : Outre la question du nom, quels autres dossiers avez-vous abordé ?
S. DIMAS : Nous avons également passé en revue la situation économique et les questions qui préoccupent actuellement l’Europe ainsi que les développements après la réunion au sommet. Nous pensons que l’Europe trouvera les solutions aux problèmes existants et que notre pays surmontera indéniablement les difficultés. Nous avons les capacités de faire face à la situation et de surmonter la période difficile que nous traversons actuellement. Merci beaucoup.
JOURNALISTE : Monsieur le ministre, est-ce que le mandat du gouvernement Papademos doit être prolongé et jusque quand ?
S. DIMAS : Ecoutez, je pense que cette question a été largement débattue.
JOURNALISTE : Mais quelle est votre opinion ?
S. DIMAS : Je pense que le gouvernement doit faire son travail. Mon point de vue concernant la politique étrangère est très clair : je pense que la politique étrangère ne connait pas de périodes transitoires, la politique étrangère est exercée de façon continue et nous devons à tout moment pouvoir relever les défis.
JOURNALISTE : Mais en politique économique?
S. DIMAS : En politique économique, je pense que ce qui a été convenu entre les Chefs d’Etat et des partis sera exécuté. Merci beaucoup.
Décembre 14, 2011