Ν. DENDIAS : J’ai eu la joie aujourd’hui de revoir le ministre des Affaires étrangères de la République de Chypre, mon ami, Nikos Christodoulidis, que j’ai rencontré maintes fois ces derniers temps, comme je l’ai dit récemment devant le Parlement hellénique et ces rencontres se multiplient. J’ai eu la joie de l’informer de vive voix – car nous nous entretenons souvent au téléphone – sur les résultats de la tournée dans les pays du Golfe et les résultats de la visite d’aujourd’hui en Libye et en Egypte.
Nous avons également eu l’occasion de discuter de la préparation de la signature de l’EastMed à Athènes, le 2 janvier et, de manière générale, d’échanger des vues sur notre meilleure coordination, pour atteindre les objectifs fixés, qui – comme vous le savez très bien – s’inscrivent toujours dans le cadre du droit international. Et comme l’a à juste titre dit Nikos Christodoulidis, sans exclure personne. Tous les pays qui perçoivent le droit international comme [leur] environnement naturel sont les bienvenus pour participer à nos initiatives communes. Je vous remercie encore, je ressens toujours une grande joie chaque fois que je foule le sol de la République de Chypre.
JOURNALISTE : Monsieur le ministre, M. Erdogan aujourd’hui a non seulement insisté pour que les deux protocoles d’accord soient appliqués ainsi que le protocole d’accord sur les zones maritimes, mais aussi a contesté le statut juridique des îles de l’Egée. Avez-vous un commentaire à faire à ce sujet ?
N. DENDIAS : Je crois que le droit international et les traités internationaux suffisent pour répondre à toute prise de position, déclaration ou comportement arbitraire.
JOURNALISTE : Monsieur le ministre, pensez-vous que la signature des accords transnationaux sur le gazoduc EastMed soit une première réaction et réponse diplomatique à Ankara et à la façon dont elle-même essaie de réagir à sa guise […]
N. DENDIAS : Nous sommes d’accord avec M. le ministre, à savoir que ce que nous faisons n’est pas en réaction à quelqu’un d’autre. Il s’agit d’un effort pour améliorer la qualité de vie des citoyens de nos pays, pour améliorer nos économies, apporter des solutions et le gazoduc EastMed permet de renforcer la balance énergétique de l’Union européenne. Comme je le dis toujours, nous ne voyons pas nos initiatives comme des initiatives dirigées contre un autre pays, mais comme des pas positifs en avant et nous invitons tout pays à y participer dès lors qu’il est d’accord avec le cadre élargi.
JOURNALISTE : Y a-t-il du nouveau concernant la délimitation des Zones économiques exclusives Grèce – Chypre – Egypte ?
N. DENDIAS : Avec l’Egypte, si je me souviens bien, le 8 janvier, il y a une réunion des commissions techniques. Cela étant, tout est ouvert et sujet à discussion.
Décembre 22, 2019