Déclaration du ministre des Affaires étrangères, Giorgos Gerapetritis, à la chaîne de télévision ERT, à l'issue de la 3e Conférence humanitaire internationale pour le Soudan (Berlin, 15.04.2026)

Déclaration du ministre des Affaires étrangères, Giorgos Gerapetritis, à la chaîne de télévision ERT, à l'issue de la 3e Conférence humanitaire internationale pour le Soudan (Berlin, 15.04.2026)

La Grèce a participé aujourd’hui à la conférence de Berlin consacrée au Soudan. Le Soudan est actuellement la région la plus meurtrie du monde. Une guerre civile qui fait rage depuis trois ans, avec trente millions de personnes déplacées et des millions d’autres qui ont besoin d’une aide humanitaire immédiate. La plus grave crise humanitaire, migratoire et alimentaire de ces dernières décennies.

La Grèce est présente. En tant que membre élu du Conseil de sécurité et membre de l’Union européenne, nous avons exprimé notre soutien afin que ce peuple qui a tant souffert puisse trouver la voie de la paix et de la prospérité.

En marge de la conférence, j’ai eu l’occasion d’avoir une série de contacts. J'ai eu un entretien avec le ministre d'État des Émirats arabes unis, avec lequel nous avons discuté des questions relatives à l'évolution de la situation dans la région élargie du Moyen-Orient, en particulier aujourd'hui où des discussions sont en cours concernant la paix. Il est absolument nécessaire de parvenir à une résolution immédiate, de garantir la liberté de navigation et de consolider la paix dans une région qui reste extrêmement fragile.

J'ai eu l'occasion de m'entretenir avec Massad Boulos, l'envoyé spécial du gouvernement américain pour l'Afrique. Nous avons discuté des flux migratoires entre l’Afrique et l’Europe, ainsi que de questions relatives à la Libye, du débat politique sur l’avenir de la Libye, à l’occasion des visites que j’effectue à Benghazi et à Tripoli.

J’ai également eu l’occasion de m’entretenir avec la ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni, Yvette Cooper. Nous avons discuté de nos relations bilatérales, de l’initiative prise par le Royaume-Uni pour garantir l’ouverture et la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, qui est crucial pour le commerce mondial. Et bien sûr, nous avons abordé des questions relatives à l’immigration au niveau européen, dans la perspective de l’entrée en vigueur, dans quelques mois, du Pacte sur la migration et l’asile.

Enfin, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec le président de l’Union africaine. L'Afrique traverse actuellement une période extrêmement fragile et difficile. Cela vaut tout particulièrement pour l'Afrique subsaharienne, où font rage des conflits civils, et au-delà du Soudan. La communauté internationale doit se tenir aux côtés de l’Afrique dans un esprit de paix et d’action, afin que, sans influences extérieures, l’Afrique puisse se relever et que le monde puisse retrouver son équilibre.

Avril 15, 2026