Aujourd’hui, s’est tenu le Conseil des ministres des Affaires étrangères au Luxembourg. Nous avons discuté de la situation en Syrie. Pour ma part, j’ai signalé qu’au-delà de la condamnation du recours aux armes chimiques – condamnation qui doit être pleine et entière – on doit condamner toute action militaire, telle que celle menée à Afrin. On doit aussi trouver les moyens permettant de défendre le peuple kurde.
Par la suite, nous avons abordé des questions ayant trait à l’Iran et à son programme nucléaire et nous avons ensuite évoqué la question des Balkans occidentaux, dossier qui revêt une importance particulière pour nous. A cet égard, j’ai informé mes interlocuteurs de l’état d’avancement de nos pourparlers avec l’Albanie et l’ARYM et j’ai également signalé que les dirigeants de cette dernière devraient comprendre que les négociations ne peuvent être menées à travers des interviews et des déclarations publiques continues. Et qu’ils devraient faire preuve de sérieux et consentir à une méthodologie moyennant laquelle on parviendra à une solution.
Enfin, nous avons discuté des questions relatives à la Russie et à cet égard j’ai indiqué qu’un débat démocratique devrait être mené sur chaque question qui nous préoccupe et que, dans le même temps, les décisions prises devraient être appliquées. Par exemple, un grand nombre de pays exercent des pressions afin que des sanctions soient imposées contre la Russie, alors qu’eux-mêmes continuent de développer leurs échanges commerciaux avec cette dernière. J’ai indiqué que la Grèce n’occupait que la 26e place en matière d’échanges commerciaux avec la Russie et la 27e place en matière de développement commercial.
Par conséquent, en dépit des sanctions, la plupart des Etats membres de l’UE continuent de développer leurs échanges commerciaux avec la Russie.
En outre, nous devons explorer les moyens permettant de créer un climat de confiance, en condamnant, bien entendu, toute pratique allant à l’encontre du droit international, quelle que soit son origine.
Par ailleurs, j’ai indiqué aujourd’hui que la guerre chimique en Syrie constituait une violation des règles de la guerre et du droit de la guerre - à savoir le dernier stade où des éléments de relations humaines existent encore - et que la Turquie, à travers l’attaque lancée contre Afrin, avait violé le droit international, car elle a enfreint le Traité de Lausanne.
Avril 17, 2018