Déclaration du ministre des Affaires étrangères, Nikos Dendias, à l’issue de la rencontre des ministres des Affaires étrangères, Grèce, Egypte, Chypre, France et Italie (le Caire, 08.01.2020)

Déclaration du ministre des Affaires étrangères, Nikos Dendias, à l’issue de la rencontre des ministres des Affaires étrangères, Grèce, Egypte, Chypre, France et Italie (le Caire, 08.01.2020)«Sameh, je te remercie,
Je vous remercie mes chers collègues.

La rencontre d’aujourd’hui nous a permis d’engager une discussion approfondie sur les récentes évolutions en Méditerranée orientale et en Libye. Il s’agit d’une région marquée par une grande instabilité accrue et une escalade sans précédent des provocations turques.

Et je suis particulièrement heureux et reconnaissant à la France d’avoir assisté, avec la Grèce, l’Egypte et Chypre à notre discussion d’aujourd’hui. Il est important aussi de souligner la présence de l’Italie lors de nos consultations.

Nous envisageons ce projet comme un processus sans exclusions, un processus ouvert à toutes les parties intéressées, y compris la Turquie, à la condition que les participants respectent les règles du droit international, notamment la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.

S’agissant de la Libye, nous constatons malheureusement le même modèle de comportement agressif adopté par la Turquie à Chypre et en Egée. Plus précisément, pour ce qui est de la Libye, nous sommes unanimement d’accord sur le fait que les accords sur la délimitation des zones maritimes et la coopération en matière de sécurité signés entre M. Sarraj et la Turquie sont nuls et non avenus. Tout comme sur le caractère illégal de la décision de cette dernière de déployer des forces militaires en Libye.

L’ « introduction » de forces ou d’armement constitue une violation flagrante de la résolution pertinente du Conseil de sécurité de l’ONU et sape sérieusement les efforts de la communauté internationale visant à parvenir à une solution politique au conflit libyen. Par ailleurs, les deux prétendus accords constituent une menace à la paix régionale et à la stabilité et provoquent une escalade dangereuse du conflit.

La Grèce soutient pleinement les efforts déployés par l’envoyé spécial de l’ONU, Ghassan Salamé, ainsi que les efforts consentis dans le cadre du Processus de Berlin.

L’heure au dialogue est venue, à la diplomatie, à la désescalade et il est grand temps de soutenir tous les efforts allant dans ce sens.

Je vous remercie ».

Janvier 8, 2020