Aujourd’hui, au Conseil européen, une discussion détaillée s’est tenue sur les questions ayant trait à la Libye. J’ai eu l’occasion de m’exprimer, au nom du gouvernement grec, et de commenter les conclusions du sommet de Berlin que je qualifierais tout d’abord de premier pas positif en avant. Un pas positif, car il confirme la volonté de toutes les parties de trouver une solution politique et parce qu’il réitère la nécessité d’appliquer l’embargo sur les armes en Libye. Bien entendu, il s’agit néanmoins d’un tout premier pas seulement. Tout dépendra de la suite.
J’ai également eu l’occasion d’exprimer le désagrément éprouvé par la partie grecque, non seulement parce qu’elle n’a pas été invitée à ce processus, mais aussi – et surtout – parce que des éléments qui font expressément référence à la décision du Conseil, à la décision unanime du Conseil de l’UE, de décembre, n’ont pas été inclus dans les conclusions. C’est une décision qui nous engage tous. Qui plus est, lorsqu’à Berlin sont présents les représentants de toutes les instances européennes. Le haut représentant (de l’UE), M. Borrell, m’a assuré que la position de l’Union européenne demeurait inchangée, que les protocoles d’accords sont illégaux et que ces protocoles d’accords sont vides de contenu. Bien entendu, je dois dire que la Grèce attend la suite de tout ce processus et attend d’être incluse dans les prochaines étapes du Processus de Berlin.
Janvier 20, 2020