Déclarations du ministre des Affaires étrangères, S. Dimas et du président de la Chambre des Représentants de la République de Chypre, Y. Omirou

Déclarations du ministre des Affaires étrangères, S. Dimas et du président de la Chambre des Représentants de la République de Chypre, Y. Omirou

S. DIMAS : Je suis heureux de vous rencontrer à nouveau. Comme vous le savez, la question chypriote constitue une priorité de premier rang de la politique étrangère grecque. Nous connaissons les problèmes que vous rencontrez à l’heure actuelle avec les déclarations que font en permanence les hauts fonctionnaires turcs – qui concourent à celui qui sera le plus intransigeant et donnent bien entendu à M. Eroglu l'occasion d'être encore plus intransigeant et de créer des problèmes au moment des négociations. Nous constatons les efforts consentis par Chypre, la République de Chypre, nous connaissons le défi posé pour la présidence chypriote de l’UE et je suis particulièrement heureux de notre coopération future et dans ce contexte nous avons signé en tant que ministère des Affaires étrangères avec la République de Chypre un accord portant sur la mise à disposition de spécialistes qui apporteront leur contribution lors de la présidence chypriote. Et bien entendu nous saluons votre visite et les contacts que vous avez et qui contribueront à une meilleure communication d’informations auprès des autorités grecques. Bienvenue.

Y. OMIROU : J’aimerais vous remercier chaleureusement de votre accueil. J’aimerais remercier le gouvernement grec pour son soutien ferme, mais aussi les partis politiques, le peuple grec, au combat que nous sommes malheureusement tenus de poursuivre depuis 38 ans, afin de mettre fin à l’occupation et de parvenir à une solution démocratique, fonctionnelle, viable, fondée sur les principes du droit international et européen.

Le soutien des Grecs dans le monde une condition sine qua non. La Grece est le pilier des Chypriotes grecs dans ce combat difficile. Au lieu de faire preuve de transigeance et de se demarquer puisqu’elle a des ambitions europeennes, la Turquie fait preuve de plus en plus d’intransigeance, comme l'attestent les positions qu’elle soumet par le truchement de M. Eroglu lors des negociations directes qui semblent arriver a un terme, une impasse, tout comme le Secretaire general lui-meme l’a indique dans le projet de rapport qui a ete publie.

Bien entendu, il semblerait que le Secrétaire général ne procèdera pas à la convocation de ladite conférence multilatérale puisqu’une telle conférence ne se justifie en rien, compte tenu du fait qu’il n’y a pas de convergence, d’accord et ce, contrairement à la condition qui avait été posée quant aux aspects internes de la question chypriote pour la convocation d'une telle conférence multilatérale.

Mars 14, 2012