Extrait des discours prononcés par le ministre sortant des Affaires étrangères, M. Dimas et le nouveau ministre des Affaires étrangères, M. Molyviatis lors de la passation des pouvoirs

Extrait des discours prononcés par le ministre sortant des Affaires étrangères, M. Dimas et le nouveau ministre des Affaires étrangères, M. Molyviatis lors de la passation des pouvoirs

S. DIMAS : Les défis auxquels la diplomatie grecque est confrontée ne s’arrêtent pas. Une bonne préparation, une planification et une vigilance sont nécessaires. Sur le plan de la politique étrangère, les problèmes n'attendent pas, ils ne gèlent pas et ne s’arrêtent pas. Au cours de ces six derniers mois, où j’ai eu l'honneur de servir au poste de ministre des Affaires étrangères, je me suis fixé comme priorité absolue de garantir la normalisation, la stabilité et la défense des positions du pays, dans un environnement particulièrement volatile et difficile tant au niveau intérieur qu’extérieur. En diplomatie, on ne peut se payer le luxe d'être inactifs.

Nous avons eu d’importants défis à relever, avec la première décision de la Cour de la Haye, l’action intentée par Skopje à l’encontre de notre pays. Après cette décision, la Grèce a réalisé ses objectifs. La communauté internationale a estimé que cette décision était une incitation pour les deux pays à s’engager dans le processus de négociations mené sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies. C’est exactement ce que demande la Grèce.

Pour ce qui est des autres priorités de notre politique étrangère, nous avons eu d’importants développements. S’agissant du dossier chypriote, nous avons été aux côtés de la République de Chypre, nous avons réussi à ce que les principaux axes du processus de négociations menées dans le cadre de l'Organisation des Nations Unies ne soient pas altérés.

En ce qui concerne la Turquie, nous avons adopté une position claire, nous voulons une amélioration des relations bilatérales et une progression de sa perspective d’adhésion à l’Union européenne. Une condition à cela est le respect du droit international et de la souveraineté internationale.

La question de l’approvisionnement sans heurts en pétrole de notre pays a également revêtu une importance cruciale pour notre économie nationale. Nous avons réussi à obtenir une exception à l’interdiction d’acheter du pétrole iranien dans le cadre de l’Union européenne jusqu’au 1er juillet, afin que nous puissions permettre aux autorités compétentes de trouver des solutions de remplacement.

P. MOLYVIATIS : Monsieur le ministre, cher ami – je pense que ce dernier est un très bon titre, sans doute le meilleur qui soit – vous avez tout dit, avec éloquence et clarté. Il ne me reste pas grand-chose à ajouter, si ce n'est deux mots. Lors de votre bref mandat, vous avez en effet été confrontés à des problèmes aussi importants que difficiles, tant au niveau de la politique étrangère, qu'au niveau du fonctionnement du ministère lui-même et vous avez fait face à ces problèmes avec succès et efficacité et je vous en félicite.

Cette fois mon mandat au ministère sera encore plus bref que le votre, puisque cette fois je suis le ministre d’un gouvernement provisoire, dont la principale mission est de préparer les élections. Dans le même temps, bien entendu, il gèrera les affaires courantes de l’Etat. Bien entendu, cela ne veut pas dire que si une éventuelle menace pesait sur les intérêts de notre pays, il n'y ferait pas face avec efficacité.

Chers collègues, vous me connaissez et je vous connais, nous ne nous voyons pas pour la première fois, je connais vos problèmes et je ne peux vous promettre de les résoudre dans un mois. Je sais néanmoins que vous continuerez de travailler avec le même dévouement, avec le même professionnalisme dont vous avez fait preuve jusqu'à aujourd'hui et je vous en remercie beaucoup.

Mai 18, 2012