Intervention du ministre des Affaires étrangères, Giorgos Gerapetritis, lors de la 3e Conférence humanitaire internationale pour le Soudan (Berlin, 15 avril 2026)

Intervention du ministre des Affaires étrangères, Giorgos Gerapetritis, lors de la 3e Conférence humanitaire internationale pour le Soudan (Berlin, 15 avril 2026)

Nous saluons l’initiative de l’Allemagne d’avoir convoqué, conjointement avec ses alliés et ses amis, la présente conférence ministérielle à un moment particulièrement critique concernant le conflit au Soudan, qui a pris des proportions inquiétantes et menace la région d’une grave crise humanitaire.

Je salue la présence de représentants de la société civile soudanaise, y compris des ONG locales, car leur participation est absolument indispensable à la résolution du conflit.

Nous réaffirmons notre engagement immuable en faveur de l'unité, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Soudan et appelons toutes les parties à respecter pleinement le droit international humanitaire. Il est absolument nécessaire de développer une approche cohérente concernant les migrations et les déplacements de population dans la Corne de l’Afrique, qui ont une incidence sur les flux migratoires tant en Méditerranée centrale qu’en Méditerranée orientale.

En particulier, nous proposons le retrait immédiat de tous les acteurs extérieurs, la création de couloirs de passage sécurisés pour l'aide humanitaire, le retour organisé des personnes déplacées vers des zones sûres, ainsi que la fourniture d'un financement planifié et prévisible aux acteurs locaux légitimes au Soudan, notamment par le biais des Emergency Response Rooms (ERR). En outre, nous soulignons la nécessité de développer des infrastructures non militaires essentielles dans les domaines de l’approvisionnement en eau, de l’énergie, de la santé et de la sécurité alimentaire, en soulignant que toute attaque contre ces infrastructures constitue un crime de guerre, ainsi que le soutien aux pays voisins qui accueillent des réfugiés soudanais, afin d’empêcher la propagation de la crise dans la région.

Il est clair que le Soudan a besoin d’une gouvernance politique. Il est de notre responsabilité, ainsi que de celle de la communauté internationale, de créer un environnement propice à cet effet.

Chers amis,

La situation au Soudan constitue une insulte pour la communauté internationale et la dignité humaine. Nous devons écouter les voix des femmes et des enfants du Soudan, tout en contribuant à l’aide humanitaire déjà cruciale apportée par l’Union européenne et les Nations Unies à ce pays. De plus, à l'occasion de la conférence d'aujourd'hui, nous annonçons notre engagement à verser une contribution financière supplémentaire d'un million d'euros.

Je vous remercie.

Avril 15, 2026