Participation de M. S. Dimas au Conseil « Affaires étrangères » de l’UE

Participation de M. S. Dimas au Conseil « Affaires étrangères » de l’UE S’agissant du dossier relatif aux relations de l’UE avec l’Afghanistan, la lutte contre l’immigration clandestine provenant de ce pays, tant à travers l’application d’une politique visant à réduire les flux migratoires, que par le biais du rapatriement des immigrants clandestins, doit figurer en tête des priorités de l’UE, a-t-il souligné M. Stavros Dimas, ministre des Affaires étrangères dans le cadre du Conseil «  Affaires étrangères » de l’UE.

Pour ce qui est des pressions migratoires dans son intervention, le ministre s’est également référé aux évolutions en Libye. Il a réitéré le soutien de la Grèce au processus difficile de démocratisation du pays et a attiré l’attention du Conseil sur les informations relatives au renforcement des flux migratoires, tout en signalant que la Grèce en raison de sa position géographique aux frontières extérieures de l’Europe, subit d’ores et déjà les plus grandes pressions parmi les Etats membres, à cause des milliers d’immigrants clandestins qui essayent d’entrer en Grèce pour se rendre en Europe centrale, en transitant par la Turquie, sans que cette dernière prenne des mesures efficaces pour lutter contre ce phénomène.

Lors du Conseil ont été abordées, entre autres, des questions ayant trait aux évolutions en Afghanistan, au Voisinage du sud en mettant l’accent sur la Libye et la Syrie, à la situation au Moyen-Orient et aux perspectives des négociations de paix.

Dans son intervention sur l’Afghanistan, le ministre des Affaires étrangères, outre la nécessité de lutter contre l’immigration clandestine, a mis en avant, en tant qu’élément principal de la politique de l’UE,  l’établissement d’une relation équilibrée entre l’UE et l’Afghanistan, dans le cadre de laquelle l’Afghanistan respectera ses engagements en faveur d’une plus grande transparence, de la bonne administration, de la lutte contre la production et la commercialisation des drogues  et la protection des droits de l’Homme, notamment ceux des enfants et des femmes.

Pour ce qui est de la Syrie, il a exprimé son inquiétude à l’égard de la violence continue et a réitéré le soutien ferme et tangible de la Grèce aux efforts de l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies M. Annan et de la mission des Nations Unies en Syrie.

Lors de la discussion sur les évolutions au Moyen-Orient et les perspectives du processus de paix, le ministre des Affaires étrangères a souligné que l’Union européenne devrait préserver la viabilité de la solution des deux Etats, tout en soulignant que la formation d’un gouvernement israélien qui jouirait d’un soutien parlementaire élargi, pourrait contribuer à la création des conditions favorables à la réouverture des pourparlers.

Mai 15, 2012