M. S. Dimas, ministre des Affaires étrangères, a représenté notre pays lors du Conseil "Affaires étrangères" de l'UE qui s'est tenu à Bruxelles le vendredi 23 mars 2012.
Les principales questions qui ont dominé les travaux du Conseil ont été les dernières évolutions en Syrie, la situation en Biélorussie et la stratégie de l'UE à l'égard des pays du Sahel, suite au coup d'Etat militaire au Mali. La réunion du Conseil a été suivie d'un déjeuner de travail auquel a participé le ministre turc des Affaires étrangères, lors duquel ont été évoquées les évolutions au Moyen-Orient. Il est à noter que le jeudi 22 mars s'est tenu au ministère des Affaires étrangères un dîner des ministres des Affaires étrangères de l'UE avec les ministres des Affaires étrangères des pays candidats. Lors de ce dîner, ont été abordées les évolutions en Afghanistan, ainsi que les relations avec les pays du voisinage du sud.
Dans son intervention sur la Syrie, le ministre des Affaires étrangères a souligné le soutien de la Grèce aux efforts consentis par le représentant du Secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan et a fait part de la satisfaction de la Grèce à l'égard de l'adoption, avec le soutien de tous les membres du Conseil de sécurité, de la déclaration y relative. M. Stavros Dimas a souligné qu'il était besoin urgent de fournir une aide humanitaire immédiate et de parvenir à un cessez-le-feu, tout en signalant également qu'il était du devoir de la communauté internationale de contribuer à l'atteinte d'une solution pacifique à la crise, ce qui permettra au peuple syrien de décider de son avenir, et ce en respectant la souveraineté nationale du pays. Dans ce cadre, le ministre des Affaires étrangères a souligné qu'il était nécessaire que les forces de l'opposition syrienne parviennent à un consensus. Enfin, en vue de la réunion prévue des "Amis du peuple syrien", à Constantinople, le ministre des Affaires étrangères a souligné qu'il était évident, à son sens, que tous les Etats membres de l'Union européenne devraient être invités à participer cette rencontre,
En marge du Conseil, le ministre des Affaires étrangères s'est entretenu avec l'envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies, chargé de la question chypriote, M. Downer. Ce dernier a fait parvenir à la partie grecque des informations sur les dernières évolutions relatives à la question chypriote et à l'état d'avancement des négociations, en faisant aussi part de ses réflexions, en vue de la publication du rapport du Secrétaire général sur l'évolution des pourparlers. M. Stavros Dimas a déploré le manque de progrès, ce qui est dû à l'attitude intransigeante de la partie Chypriote turque. Il a également exprimé le mécontentement de la Grèce à cause des déclarations successives de la Turquie concernant des "plans B", des déclarations qui sont même allées jusqu'au pont de parler d'annexion des territoires occupés. Le ministre des Affaires étrangères a réitéré l'attachement de la Grèce au processus des négociations menées sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies et a souligné que la Grèce n'accepterait pas des calendriers artificiels dont le seul objectif était de saper le processus.
Force est de souligner aussi, qu'en marge du dîner des ministres des Affaires étrangères de l'UE avec les pays candidats, M. Dimas s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine, M. Nikola Poposki.
Le mardi 26 mars, le ministre des Affaires étrangères représentera notre pays au Conseil "Affaires générales".
Mars 23, 2012