Point de presse du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, G. Delavekouras

G. Delavekouras : Bonjour. Permettez-moi de commencer par le programme de la direction. Aujourd’hui, à 13h30, le ministre des Affaires étrangères rencontrera une délégation de l’American Jewish Committee dirigée par le Directeur exécutif de l’Organisation, M. David Harris.
Lundi 28 janvier, le ministre assistera à la manifestation organisée en mémoire des martyrs et héros juifs et grecs à la Fondation de l’Hellénisme Majeure.
Jeudi 31 janvier, le ministre des Affaires étrangères sera à Bruxelles en vue de participer au Conseil Affaires étrangères de l’Union européenne. Ce conseil sera consacré aux dernières évolutions en Syrie, aux relations avec l’Egypte, au programme nucléaire iranien et au processus de paix au Moyen-Orient.
Depuis Bruxelles, le ministre se rendra à Talin, en Estonie, où il aura des consultations avec son homologue estonien, Urmas Paet, le vendredi 1er février, et une rencontre avec le Premier ministre du pays, M. Andrus Ansip et le Métropolite d’Estonie, M. Stefano.
Puis depuis Talin, il partira pour Munich, où il participera samedi 2 février et dimanche 3 février à la 49e Conférence pour la Sécurité qui réunira des dizaines de dirigeants du monde entier.
Lundi 4 et mardi 5 février, le ministre des Affaires étrangères effectuera une visite officielle à Paris, où il rencontrera son homologue français, Laurent Fabius.
Le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères M. Kourkoulas aura une rencontre, jeudi 31 janvier, avec le Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, M. Nils Muiznieks.
Vendredi 1er février, le Secrétaire d’Etat aura des consultations avec son homologue indien, Mme Preneet Kaur. Dans le cadre de ces consultations, il signera un accord bilatéral d’exemption de visa pour les passeports diplomatiques.
Le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Monsieur Tsiaras effectuera, du 25 au 28 janvier, une visite dans l’Etat fédéré de l’Allemagne de Rhénanie-Du-Nord-Westphalie, où il s’entretiendra avec le ministre des Finances du Land, M. Norbert Walter-Borjans ainsi qu’avec la ministre fédérale des Affaires européennes, Mme Schwall Duren. Il aura également des rencontres avec les représentants des communautés grecques à Cologne et à Düsseldorf ainsi qu’avec le Métropolite d’Allemagne, M. Augustin.
Mercredi 30 janvier, le Secrétaire d’Etat aura une rencontre avec le Métropolite d’Alep, M. Paul.
Le Secrétaire général des Relations économiques internationales et de la Coopération au Développement, M. Mihalos aura une rencontre, mercredi 23 janvier, avec Mme Susan Helm, Vice-présidente du Council on Foreign Relations, tandis que lundi 28 janvier, il rencontrera des cadre de la société chinoise, Cinda Asset Management.
Voilà pour ce qui est du programme. Je suis prêt pour répondre à vos questions. S’il vous plait.

Α. TASSOULI : M. le porte-parole, à l’occasion des dernières déclarations du ministre, à savoir que le pays met en œuvre des initiatives en suivant une certaine planification et stratégie, qu’en l’espace d’un mois le Premier ministre et deux chefs de partis ont visité le ministère, je voulais savoir si vous pouviez nous en dire plus sur ces initiatives diplomatiques pour lesquelles le plus haut degré de concertation avec les partis de l’opposition est nécessaire.

G. DELAVEKOURAS : C’est un principe de base pour ce qui est des questions relevant de notre politique étrangère, concernant les grandes questions nationales qui nous préoccupent, mais aussi tous les domaines et les initiatives prises par le ministère des Affaires étrangères afin de pouvoir restaurer l’image du pays, réhabiliter sa position sur la scène internationale, créer des opportunités, attirer des investissements, augmenter le commerce extérieure afin que nous puissions attirer le tourisme et bien entendu sauvegarder nos droits s’agissant de toutes les grandes questions. Il est manifeste que le ministre des Affaires étrangères est en contact permanent avec tous les dirigeants politiques et avant tout le Premier ministre, avec lequel il coopère étroitement sur toutes les questions. C’est une conjoncture difficile pour la Grèce et il certain que la crise a créé des obstacles. Néanmoins, nous pouvons affirmer que le noyau dur des questions nationales, des intérêts du pays est resté indemne.
La Grèce est toujours un facteur stable et un facteur de stabilisation dans sa région, une région qui, à l’heure actuelle, est confrontée à des défis de taille. Que ce soit dans les Balkans, par exemple, nous constatons une résurgence du nationalisme, la plus grande menace pour notre région. La Grèce a, depuis toutes ces années, suivi une politique stable visant à renforcer la paix et la sécurité, à créer des conditions de croissance, à augmenter le commerce, à accroitre les contacts entre les peuples de la région, à rattacher ce voisinage à l’Union européenne, ce grand projet politique qui nous unit tous. D’importants pas ont été faits, c’est vrai, mais il y a aussi des menaces sérieuses qui planent. Ou encore ladite fatigue de l’élargissement et la fatigue des réformes dans les pays des Balkans créent une certaine faiblesse dans les pas que nous voulons faire vers l’avant et nous devons faire face à cette situation. C’est pourquoi l’une des priorités de premier rang que nous nous sommes fixée lors de la présidence grecque en 2014 est la question du rapprochement des Balkans occidentaux de l’Union européenne. En Méditerranée orientale également il y a d’importants défis à relever. Le printemps arabe, les grands changements géopolitiques et politiques à l’intérieur des frontières des pays de la région créent une nouvelle donne. Dans ce contexte, la Grèce continue d’être un facteur de stabilité, puisqu’elle est le pays européen le plus proche de la région qui entretient des liens d’amitié avec le monde arabe, mais aussi des relations de confiance avec Israël, un pays qui peut apporter son aide lors de ce processus transitoire afin que nous puissions enfin parvenir à une nouvelle réalité qui sera empreinte de plus de démocratie et de stabilité. Pour cette raison, dans le cadre également de l’Union européenne, nous avons pris des initiatives afin de pouvoir rapprocher la Ligue arabe de l’Union européenne, les pays de la région avec l’Union européenne, et que l’intérêt de l’Union européenne soit consacré à cette région. Enfin, le principal axe de toutes les initiatives prises est l’effort de consolidation de la paix et de la stabilité et la création de conditions de croissance et de coopération entre les peuples de la région.

S’il vous plaît.

G. VLAVIANOS : Monsieur le porte-parole, ces derniers temps, nous avons pu lire dans la presse des reportages sur la question de la zone économique exclusive. Avez-vous quelque chose d’officiel à nous dire à ce sujet ? Est-ce que vous voudriez nous apporter des informations à ce sujet ?

G. DELAVEKOURAS : Vous connaissez les positions claires du gouvernement. Vous savez très bien que le gouvernement agit sur la base d’une planification, d’une stratégie définie et lorsqu’il a quelque chose à annoncer, il le fait de manière officielle par le biais des organes compétents. S’agissant des reportages que vous évoquez, je crois que ce que j’ai dit était très clair. Un instant, Mme Kourbela veut poser une question.

Μ. KOURBELA : Monsieur le porte-parole, j’aimerais vous poser deux questions. La première concerne les consultations qui se déroulent en ce moment entre l’Union européenne et les Etats-Unis sur la signature d’un accord de libre-échange. Est-ce que la Grèce y participe activement ? Ma deuxième question concerne la facilitation, une politique plus flexible concernant les visas, politique que l’Union européenne applique de manière systématique. Avons-nous certaines priorités à ce niveau, notamment pour des raisons de tourisme ? Merci.

G. DELAVEKOURAS : La Grèce participe à tous les processus dans le cadre de l’Union européenne, des relations de l’UE avec ses partenaires et les Etats-Unis sont un partenaire stratégique pour l’Union européenne, afin que nous puissions parvenir au meilleur résultat possible pour l’Europe, qui est respectivement le meilleur résultat possible pour la Grèce.
Pour ce qui est de votre deuxième question, dont vous avez parlé, j’aimerais dire que la Grèce a pris des initiatives dans le cadre des instances compétentes de l’Union européenne en vue d’agir dans le sens de la facilitation du régime des visas – dans le cadre défini par Schengen – et éventuellement de l’amélioration de ce système afin que nous puissions faciliter les contacts entre les hommes, entre les peuples. En fait, l’un des exemples à citer sont les pays de l’Europe du Sud-est, la libéralisation des visas créée un pont de communication et leur donne l’occasion de voir la réalité européenne, de comprendre les modèles européens et de les revendiquer, d’œuvrer en faveur de ces modèles par le biais des réformes qui doivent être réalisées dans leurs pays leur permettant de se rapprocher de la réalité européenne.
Mais bien entendu le système des visas est directement lié à la question du tourisme. Nous pensons que les pas nécessaires doivent être faits avec d’importants partenaires de l’Union européenne afin que nous puissions parvenir à l’exemption du régime des visas, à sa libéralisation et faciliter de cette façon la communication et les voyages. Dans ce contexte et avec la Fédération de Russie, par exemple, nous avons demandé, nous avons échangé des informations, nous avons mis en place une coordination afin que nous puissions avancer plus rapidement dans ce sens.

Χ. HATZI : Monsieur le porte-parole, la réunion du Conseil de coopération de haut niveau entre la Grèce et la Turquie a déjà tardé. Il semblerait que le Premier ministre fasse des voyages puis revienne en Grèce. Quand est-ce que cela aura-t-il lieu ? C’est prévu pour février ? Merci.

G. DELAVEKOURAS : C’est moi qui vous remercie. Je voudrais vous dire que les deux gouvernements ont exprimé la volonté, le souhait de tenir le second Conseil de coopération de haut niveau entre la Grèce et la Turquie et ce, parce qu’il constitue un outil très utile, un outil institutionnel, pour la coopération entre les deux pays dans de nombreux domaines d’intérêt mutuel, qui présentent d’importants potentiel de développement de la coopération et des intérêts directs pour les peuples des deux pays. Nous en sommes actuellement au stade des contacts diplomatiques afin de pouvoir identifier quelle est la meilleure date possible pour la réunion de ce Conseil de coopération de haut niveau. Mais force est de noter que la volonté proclamée des deux pays de réaliser ce conseil est valable et nous serons bientôt en mesure d’annoncer les dates. Merci.

Α. VOUDOURI : Est-ce qu’en ce moment un nouveau cycle de contacts exploratoires est prévu ?

G. DELAVEKOURAS : Oui, un nouveau cycle est prévu et la date sera annoncée en temps utile.

Α. VOUDOURI : C’est-à-dire bientôt ?

G. DELAVEKOURAS : Je pense que nous serons en mesure de l’annoncer le moment venu. M. Athanassoupoulos, s’il vous plaît.

A. ATHANASSOPOULOS : Bonjour, j’ai deux questions. Premièrement, est-ce que la Grèce a l’intention de participer à la proposition de M. Füle sur une réunion tripartite sur la question de Skopje ? Deuxièmement, y a-t-il du nouveau concernant le gazoduc TAP, car il semblerait que les procédures en vue de la signature de cet accord politique intergouvernemental ont pris du retard et le temps presse. Merci.

G. DELAVEKOURAS : Pour répondre à votre deuxième question, vous devez vous souvenir que nous avons déjà pris position suite à certains articles publiés qui avaient émis des hypothèses à ce sujet. Il est très clair que la procédure des Nations unies en vue de la résolution définitive de la question du nom de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine n’a aucun rapport avec l’UE et avec le processus d’adhésion de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine. Cela étant dit, nous avons également déclaré qu’en principe nous ne sommes pas opposés à une rencontre, mais ces rencontres doivent avoir un sens, elles doivent faire l’objet d’une bonne préparation et produire des résultats. Pour cette raison, nous attachons une grande importance à la résolution de la question du nom, qui doit résulter d’un processus convenu sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies, tel que prévu dans les décisions du Conseil de sécurité de l’ONU. Nous espérons que lors de la prochaine réunion qui aura lieu à New York à la fin du mois de janvier il y aura un changement d’attitude de la part de Skopje, qui nous permettra de constater des progrès à la table des négociations. Tel était l’objectif de la Grèce, dès le départ et c’est dans ce contexte qu’elle a assumé l’initiative de proposer la signature d’un protocole d’accord avec l’autre partie, qui définit le cadre de la solution et nous sommes satisfaits car cette initiative a conduit au réchauffement du processus de négociation. Ce que les deux parties devront maintenant faire, c’est participer activement, de façon constructive, et qu’elles soient animées d’une volonté politique afin que nous puissions avancer. C’est ce que nous attendons. Je voudrais, saisissant l’occasion de votre question, émettre un commentaire sur une déclaration qui a été imputée au Président de la Bulgarie et selon laquelle – si ce qui m’a été rapporté est correct – la Bulgarie n’est pas en guerre contre l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, contrairement à la Grèce, ou quelque chose comme cela. J’aimerais être clair là-dessus et dire que le Président de la Bulgarie a sans doute fait une confusion, car la Grèce est très certainement le pays qui ne menace pas l’Ancienne République yougoslave de Macédoine. La Grèce a œuvré en faveur de la sécurité et la stabilité du pays voisin, afin que ce dernier se rapproche de l’Union européenne, qu’il devienne membre de la famille européenne et c’est ce que nous faisons à chaque fois que l’occasion se présente. C’est pourquoi nous devrons faire plus attention aux propos que nous tenons.
S’agissant de la deuxième question que vous avez soulevée, concernant le gazoduc, j’aimerais vous informer que les consultations se poursuivent pour la signature d’un accord intergouvernemental entre les trois pays – Grèce, Albanie et Italie. C’est un projet stratégique très important pour les trois pays, mais pas seulement, c’est un projet important pour l’UE elle-même et sa sécurité énergétique et nous espérons que nous verrons des progrès positifs dans la période à venir et que nous pourrons voir ce projet se réaliser et produire des intérêts positifs pour tous les pays et l’UE elle-même.

Α. ATHANASSOPOULOS : Avez-vous une idée de quand cet accord peut être signé?

G. DELAVEKOURAS : Les consultations sont en cours et lorsqu’elles seront finies nous ferons bien entendu les communiqués y relatifs.

Ν. VAGENA : Monsieur le porte-parole, les articles publiés dans les médias internationaux – imprimée ou électronique – font état d’incidents de violence raciale, extrême, voire criminelle, en Grèce, tout en soulevant le problème de la montée des organisations néonazies et ultranationalistes. Comment la direction du ministère des Affaires étrangères gère-t-elle la question lors de ses contacts extérieurs?

G. DELAVEKOURAS : Tout d’abord, j’aimerais dire que ces actions, ces violences sont absolument condamnables et étrangères aux principes, aux idées, au caractère même de la société grecque, qui est une société tolérante, dans laquelle s’intègrent les étrangers et œuvrent pour le progrès du pays. Les ministères compétents, les autorités compétentes en Grèce, prennent toutes les mesures nécessaires et des annonces ont déjà été faites par le ministère de la Protection du citoyen afin que la loi soit appliquée, que cette situation ne perdure pas et nous sommes très fermes à ce sujet. Cela étant, j’aimerais dire que nos partenaires à l’étranger connaissent très bien la détermination du gouvernement grec, ils savent que ces phénomènes extrémistes sont étrangers au peuple grec et que la société grecque saura donner la réponse qui s’impose.

Χ. POULIDOU : J’aimerais vous poser deux questions qui ne relèvent peut-être pas de votre compétence. Premièrement, avez-vous un commentaire à faire sur le discours prononcé hier par M. Cameron et deuxièmement avez-vous des choses à nous dire sur la visite de M. Hollande à Athènes. Qui a eu l’initiative de cette visite, quelle est l’objet de cette visite – outre je suppose les questions de généralité qui seront abordées, j’imagine – est-ce qu’il y a une question brûlante?

G. DELAVEKOURAS : Je commencerais par votre deuxième question. Avant tout, concernant la question de la planification des visites au niveau du Président de la République, du Premier ministre, je ne suis pas compétent pour vous répondre. Mais en aucun cas je n’accepterais de parler de «lieux communs qui seront abordés».

X. POULIDOU : J’ai dit « généralités ».

G. DELAVEKOURAS : Oui, généralités. J’aimerais préciser que la Grèce entretient une relation de coopération très étroite avec la France, que nous avons travaillé ensemble dans de nombreux domaines, non seulement sur le plan de la politique étrangère, et que présentement, dans la conjoncture actuelle de la crise à laquelle l’Europe est confrontée, la Grèce et la France œuvrent de concert afin de pouvoir avancer, faire face à la crise actuelle, jeter les bases d’une meilleure Europe pour demain, une Europe qui aura une voix forte sur la scène internationale, une Europe compétitive, dynamique, qui pourra relever avec succès les défis des décennies qui viennent. Concernant les propos du Premier ministre du Royaume-Uni, j’aimerais dire que chaque Etat membre de l’Union européenne a le droit de faire ses choix. Toutefois, l’Europe unie est une conquête des peuples européens, un projet européen que nul ne doit affaiblir et malheureusement ces propos ne vont pas dans ce sens. Nous pensons, notamment dans la conjoncture actuelle, que nous devons transformer la crise en occasion d’approfondissement politique et d’union plus étroite entre les peuples européens.

S. RISTOVSKA : Monsieur le porte-parole, après la rencontre de M. Nimetz ici à Athènes, ce dernier s’est dit optimiste pour la résolution du problème. C’est ce qu’il a dit également après votre rencontre à Skopje. La partie grecque est-elle optimiste? Est-ce qu’elle perçoit un changement après les rencontres ? Est-ce qu’il y a du progrès compte tenu du fait qu’en l’espace de peu de temps il y aura aussi les rencontres à New York.

G. DELAVEKOURAS : J’aimerais avant tout vous dire que le gouvernement grec soutient fermement le mandat et les efforts de l’envoyé spécial des Nations Unies et nous l’avons prouvé à chaque occasion. Je pense que la meilleure preuve était l’initiative que nous avons prise avec la signature du protocole d’accord qui a donné un véritable élan au processus engagé et aux efforts de M. Nimetz. Cela étant, il faut comprendre clairement que pour arriver à une solution, il doit y avoir une volonté politique. La Grèce a montré concrètement, encore une fois, qu’elle avait la volonté politique en faisant cette proposition. Malheureusement, nous n’avons vu aucune réaction, en fait il n’y a jamais eu de réponse à cette initiative. Donc pour voir du progrès, pour arriver à une solution, les dirigeants de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine doivent prouver à la table des négociations qu’ils le veulent et le peuvent. A l’heure actuelle, les dirigeants du pays voisin se livrent systématiquement à une propagande négative au détriment de la Grèce, en tenant des propos plus ou moins âpres, mais le message est constamment comment résoudre la question du nom et non comment l’éviter. Il faut faire clairement comprendre que cette question doit être résolue. Cela est essentiel et cela renforcera nos relations bilatérales. C’est pourquoi nous œuvrons dans ce sens et continuerons de faire ces efforts car nous savons que la résolution de la question du nom renforcera nos relations bilatérales, créera des opportunités sur le marché de l’emploi, contribuera à la stabilité régionale et à la sécurité, donnera une impulsion au parcours européen et euro-atlantique de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine. Nous voulons que tout cela se réalise, à la condition que les modèles européens soient respectés, le mode européen, qui malheureusement ne semble pas être respecté à l’heure actuelle.
Par ailleurs, saisissant l’occasion de votre question, j’aimerais dire que nous espérons que la question ayant surgi au niveau interne en Ancienne République yougoslave de Macédoine sera rapidement réglée et le dialogue est le seul moyen possible. Nous voulons avoir dans notre pays voisin un environnement qui permettra la croissance, la prospérité et où les modèles européens seront appliqués. A l’heure actuelle, il y a des lacunes qui devront être comblées avec honnêteté. Les mesures doivent être prises pour faire les pas en avant qui s’imposent. La Grèce continuera de faire preuve d’un esprit positif et constructif et d’œuvrer en faveur de la résolution de la question et c’est ce que nous attendons de l’autre partie.

M. POPOVIC : Monsieur le porte-parole, savons-nous quand le nouvel ambassadeur prendra ses fonctions à Skopje? Et une autre question concernant M. Füle. Selon certaines informations, la semaine prochaine, lorsque le ministre sera à Bruxelles est-ce que M. Avramopoulos rencontrera Monsieur Füle, est-ce qu’une rencontre bilatérale est prévue?

G. DELAVEKOURAS : Pour répondre à votre deuxième question, M. Lalakos, le chef du Bureau de liaison est déjà à Skopje. Concernant votre deuxième question, je n’ai rien à l’heure actuelle dans le programme du ministre. Une autre question? Merci.

G. DELAVEKOURAS : Pour ce qui est de votre première question, l’ambassadeur Lalakos, chef du Bureau de liaison, se trouve d’ores et déjà à Skopje. Pour ce qui est de votre deuxième question, en ce moment, d’après l’agenda du ministre aucune rencontre n’est prévue. Je vous remercie.

Janvier 24, 2013