Trente ans se sont écoulés depuis la proclamation illégale, le 15 novembre 1983, du pseudo-Etat dans les territoires occupés par l'armée turque à Chypre.
Le pseudo-Etat illégal est le résultat du recours à la violence et a été, à maintes reprises, condamné par le Conseil de Sécurité des Nations Unies.
La communauté internationale, à l'exception de la Turquie, respecte la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de la République de Chypre et ne manque de déclarer à toute occasion que la proclamation du pseudo-Etat est nulle du point de vue juridique, tandis qu'elle ne reconnaît pas, ne facilite, ni n'assiste de quelque manière que ce soit, le pseudo-Etat.
Par contre, il n'y a qu'un seul pays qui fait preuve d'un mépris systématique à l'égard des résolutions des Nations Unies sur la question chypriote, tout en se figeant dans sa position infondée et extrêmement offensante sur l'existence d'une " République turque de Chypre nord indépendante ", en cherchant en vain toutes ces années à valoriser au niveau international le pseudo-Etat illégal.
Cette obsession provocatrice à violer le droit international rend plus complexe la question chypriote et nuit finalement à la communauté chypriote turque elle-même.
Nous invitons la Turquie à revoir ses positions et à respecter enfin les résolutions du Conseil de sécurité et la légalité internationale, et à cesser de garder un peuple entier en otage.
La Grèce continuera, en faisant preuve de constance et de responsabilité, d'œuvrer en faveur du rétablissement de l'ordre légal international et de la réunification de Chypre. Les résolutions du Conseil de sécurité et la qualité d’État membre de l'UE de Chypre définissent la base et le contenu d'une solution globale et mutuellement acceptable.
La Grèce n'acceptera jamais les faits accomplis de l'invasion et de l'occupation turques.
Novembre 15, 2013