Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, M. Evangelos Vénizélos, le ministre des Affaires étrangères de la République d’Egypte, M. Sameh Shoukry et le ministre des Affaires étrangères de la République de Chypre, M. Ioannis Kassoulidis, ont eu une rencontre trilatérale le 26 septembre 2014 à New York. Cette rencontre s’est tenue pour la deuxième année consécutive.
Les ministres ont eu l’occasion d’examiner les évolutions dans la région et de souligner combien il était important que la Méditerranée orientale devienne un pilier de stabilité dans la région élargie, en promouvant la coopération entre les pays voisins, y compris dans le secteur de l’énergie.
Les ministres se sont déclarés satisfaits des consultations politiques trilatérales en cours entre leurs pays sur une multitude de questions régionales et bilatérales d’intérêt commun et ont déclaré l’engagement de leurs gouvernements respectifs de travailler en étroite collaboration et de développer leur coopération dans tous les domaines d’intérêt mutuel.
Ils ont réitéré leur soutien au gouvernement et au peuple d’Egypte dans leur quête pour un pays prospère et démocratique. Ils ont salué l’adoption de la nouvelle constitution par référendum tenu les 14 et 15 janvier 2014 qui consacre les droits de l’homme et les libertés fondamentales. Les ministres ont exprimé leur solidarité au peuple et au gouvernement égyptiens dans leur lutte contre le terrorisme. Ils ont souligné le rôle essentiel de l’Egypte pour la paix et la stabilité dans la région.
Pour ce qui est de Chypre, ils ont réaffirmé leur soutien aux efforts continus visant à parvenir à une solution sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui seraient avantageuses pour tous les Chypriotes et la région dans son ensemble. Ils ont salué la nomination de M. Espen Barth Eide par le Secrétaire général au poste de conseiller spécial sur Chypre. Ils ont également exprimé leur soutien sans faille aux efforts visant à mettre en place des mesures de confiance qui insuffleront un nouvel élan à la perspective d’une Chypre unifiée.
En ce qui concerne le processus de paix au Moyen-Orient, ils ont souligné le rôle décisif de l’Egypte et sa contribution précieuse au cessez-le-feu à Gaza en août dernier. Ils ont également souligné la nécessité de reprendre les négociations entre Israéliens et Palestiniens dans le but de parvenir à un accord mutuel sur une solution à deux Etats sur la base des frontières de 1967, ce qui est impératif pour parvenir à une paix durable. Ils ont exprimé leur soutien à Conférence sur la reconstruction de Gaza convoquée par l’Egypte et la Norvège, le 12 octobre.
Sur l’Iraq, ils se sont dits préoccupés de la dégradation de la sécurité et de la situation humanitaire, ont condamné les violations flagrantes des droits de l’homme et le ciblage des minorités par des groupes terroristes et ont souligné la nécessité de mener une action collective sous les auspices des Nations Unies, conformément aux résolutions 2170 et 2178 du Conseil de sécurité. Ils ont réaffirmé leur conviction que le terrorisme – qui ne limite pas seulement à l’EI, mais aussi à d’autres groupes extrémistes dans la région et au-delà – constituait une menace.
En ce qui concerne la Syrie, ils ont réaffirmé leur soutien aux efforts déployés par le nouvel envoyé spécial pour la Syrie, M. Stefan De Mistura et ont exprimé leur engagement aux efforts visant à parvenir à une solution politique globale basée sur les principes du processus de Genève et dans le but de préserver l’intégrité territoriale de la Syrie et de répondre aux aspirations du peuple syrien. Ils ont également exprimé leur satisfaction quant au progrès accompli dans l’élimination et la destruction de l’arsenal chimique et ont dirigé les efforts consentis sous les auspices des Nations Unies afin d’améliorer les conditions humanitaires sur place.
Sur la Libye, ils sont exprimé leur vive préoccupation quant à la menace que constituent les troubles persistants pour l’unité du pays, sa souveraineté et son intégrité territoriale, y compris leur impact sur la sécurité et l’économie des pays voisins, et au fardeau que constitue l’immigration clandestine croissante pour les pays européens du sud. Ils ont appelé à la cessation immédiate des hostilités et à un engagement en faveur d’un dialogue politique inclusif et d’un processus de réconciliation, dans le cadre de l’initiative adoptée par les pays voisins de la Libye le 25 août 2014, sous les auspices des Nations Unies, et ce, dans le but de lutter contre les préoccupations et les aspirations du peuple libyen. Les ministres ont également réaffirmé leur plein soutien aux institutions légitimes de la Libye, en particulier la Chambre des Représentants, en tant que seule institution représentative du peuple libyen, et aux institutions exécutives qui en découlent. Ils ont également exprimé leur soutien au travail de l’Assemblée constituante.
Septembre 28, 2014