Le ministère des Affaires étrangères a émis le communiqué suivant concernant l’embargo imposé par la Fédération de Russie sur les importations de produits agricoles frais de l’Union européenne :
« Le ministère de Affaires étrangères en coopération étroite avec les ministères du Développement rural et du Développement et en concertation directe avec le Premier ministre procède à toutes les actions requises.
- Premièrement, pour assurer que l’incidence de l’embargo russe (dont le contenu n’est pas toujours clarifié) sur les produits agricoles frais grecs soit la plus minime possible, suite aux contacts effectués avant l’annonce de l’embargo.
- Deuxièmement, pour rendre opérationnels dans les plus brefs délais des dispositifs visant à pallier les pertes des producteurs grecs en mettant sur le marché intérieur leurs produits ou en les acheminant vers d’autres destinations d’exportation.
- Troisièmement, pour verser les indemnisations y relatives si, en dépit des efforts précédents, il y a des pertes. Les producteurs grecs bénéficieront du plein soutien de l’Etat.
Le marché russe est une destination très importante pour les produits agricoles frais de la Grèce. Toutefois, le chiffre d’affaires y relatif en chiffres absolus est limité et gérable, au niveau national et, à fortiori, au niveau communautaire.
Notre pays, en tant qu’Etat membre de l’Union européenne participe à l’élaboration et à l’application des décisions européennes collectives, tout en tenant compte un bon nombre de paramètres et en ayant un seul critère, celui de la protection globale et à long terme des intérêts économiques et politiques internationaux de la Grèce.
Par conséquent, les réactions isolées et à caractère démagogique, sans un cadre de référence et sans la possibilité de répondre à aucune simple question sur les conséquences et les pas qui doivent être pris, n’aident pas la position internationale du pays et ses intérêts stratégiques nationaux, parmi lesquels la question chypriote et la sortie définitive de la crise économique.
Les relations économiques gréco-russes, notamment les secteurs du tourisme et de l’énergie mais aussi en général les échanges commerciaux, évoluent d’une manière très satisfaisante.
Au niveau politique, toute la communauté internationale est consciente que la Grèce, en tant que membre de l’Union européenne et de l’alliance euro-atlantique est toujours un partenaire européen crédible qui valorise toutefois toutes les identités régionales spécifiques (identité balkanique, méditerranéenne et de la mer noire) et toutes ses relations traditionnelles, non seulement au niveau bilatéral mais aussi en vue d’assurer l’évolution positive de la politique collective européenne et euroatlantique à l’égard de toutes les grandes questions internationales en suspens. Toujours dans le cadre du droit international et en faveur de la paix et de la stabilité.
L’UE et les partenaires euro-atlantiques doivent également comprendre dans les plus brefs délais, qu’il n’est pas possible d’avoir des pays candidats à l’adhésion à l’UE - qui sont en fait membres de l’Alliance - participant “à la carte” à la politique européenne et jouissant du coût versé par les Etats membres.
La position du pays à l’égard de toutes ces questions est façonnée dans le cadre de la stratégie nationale immuable et s’exprime à des conditions identiques par le Premier ministre au sein du Conseil européen et lors de ses contacts avec d’autres chefs d’Etat et de gouvernement, par le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères au sein du Conseil des Affaires étrangères et lors des ses contacts avec ses homologues ainsi que par tous les ministres au sein du Conseil (des ministres) de l’Union européenne au niveau des formations y relatives dans lesquelles il siège, etc.
Cela est valable pour la crise en Ukraine et pour toutes les nombreuses, malheureusement, questions relevant de la politique internationale, notamment dans la région élargie du Moyen-Orient de l’Afrique du nord”.
Aout 9, 2014