Aujourd’hui, mercredi 13 février, a été signé, en présence du Premier ministre Antonis Samaras au ministère des Affaires étrangères, l’accord intergouvernemental tripartite entre la Grèce, l’Italie et l’Albanie pour le soutien du gazoduc transadriatique TAP (Trans Adriatic Pipeline).
L’accord a été signé par le ministre des Affaires étrangères de la Grèce, D. Avramopoulos, le Vice-président du gouvernement et ministre des Finances et de l’Energie de l’Albanie, Edmond Haxhinasto et le ministre du Développement de l’Italie, Corrado Passera. Ont assisté à la cérémonie de signature des représentants du gouvernement de l’Azerbaïdjan, du partenariat du TAP et des trois sociétés participant au consortium Shah Deniz II ainsi que des hauts fonctionnaires de pays tiers. Une rencontre à Rome avait eu lieu en juillet 2012 entre les ministres des Affaires étrangères de la Grèce et de l’Italie. Une rencontre qui avait abouti à l’étape suivante du processus, à savoir la signature du protocole d’accord (MoU) par les ministres des Affaires étrangères des trois pays à New York, le 27.9.2012 dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations Unies. Par la suite, et à l’issue de la rencontre de M. Avramopoulos avec le ministre des Affaires étrangères d’Azerbaïdjan, dans le cadre de la 49e Conférence sur la sécurité à Munich et des contacts avec ses homologues d’Italie et d’Albanie, le ministre des Affaires étrangères a annoncé que la signature de l’accord intergouvernemental tripartite aurait lieu à Athènes, le 13 février.
Le gouvernement grec a décidé de soutenir ledit projet à la lumière des avantages manifestes que procurera cet investissement étranger direct en matière d’emploi et de développement, de diversification des sources d’énergie et de renforcement de la sécurité énergétique dans la région élargie, qui contribueront transformer la Grèce en carrefour énergétique en Europe du Sud-est.
Le gazoduc TAP, de 800 km de longueur, dont 478 sur territoire grec, a été conçu pour transporter initialement 10 milliards de mètres cube de gaz naturel par an, du gisement Shah Deniz II en Azerbaïdjan vers les marchés européens. Le gazoduc partira de la mer Caspienne, transitera par la Turquie, le nord de la Grèce puis passera en Albanie pour finir en Italie.
Le gazoduc TAP est soutenu par ses sociétés actionnaires (42,5% pour la société helvétique AXPO, 42,5% pour la société norvégienne Statoil et 15% pour la société allemande EON).
Le consortium Shah Deniz II qui exploite le gisement du même nom en Azerbaïdjan devrait choisir cet été le gazoduc qui transportera le gaz naturel en Europe.
Les avantages comparatifs du gazoduc TAP (comparé à son concurrent le Nabucco West) consistent en sa plus grande efficacité et rendement, en tant que gazoduc, son trajet est plus court, le coût de construction moins élevé et il transite par moins de pays.
Cet investissement direct sur le continent grec s’élève à 1,5 milliards d’euros et devrait créer 2.000 nouveaux emplois directs et 10.000 nouveaux emplois indirects sur le marché grec.
Février 13, 2013