Points principaux :
[Sur la situation en Libye et la capacité de réaction de l’Etat grec :]
• Il faut rapatrier dans les plus brefs délais les Grecs se trouvant actuellement en Libye, dans la région de Benghazi et de Tripoli. Nous avons d’ores et déjà fait les préparations nécessaires en coopération toujours avec le ministère de la Défense. Deux avions C130 sont prêts à décoller une fois que cela sera possible, en vue de rapatrier en Grèce les Grecs qui se trouvent dans la région. Nous avons procédé à toutes les concertations nécessaires pour les ressortissants chypriotes qui se trouvent également en Libye.
[Sur les évolutions en Afrique du Nord et au Moyen-Orient :]
• Pour ce qui est des évolutions en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, il a été communément admis que l’Union européenne devrait entreprendre des activités et qu’elle pourrait jouer un rôle essentiel dans ce sens. Permettez-moi d’évoquer ce qui a été souligné par tous nos partenaires ainsi que par moi-même, à savoir que l’Union européenne à l’égard de cette question et de cette région, ne devrait pas adopter une attitude de caractère bureaucratique. Il nous faut une approche purement politique et je salue la convergence des vues sur cette question.
[Sur le danger d’un flux migratoire accru :]
• D’emblée, lors du déclenchement des événements en Tunisie et en Egypte, nous avons pris l’initiative d’informer le Conseil et la Commission de tous les éventuels dangers liés au flux migratoire, des dangers auxquels sera également confrontée la Grèce. Par conséquent, nous avons dès le début sensibilisé l’Union européenne et nos partenaires à cette question. Une discussion à fond a été engagée et il a été communément admis que l’UE dans son ensemble devrait faire face à cette éventualité.
[Sur le rôle et la présence de l’UE dans la région :]
• Il a été convenu que l’Union européenne devrait avoir une présence essentielle dans la région et, qui plus est, certains ont même parlé d’un « plan Marshall européen » pour mettre en avant l’ampleur et l’importance du rôle de l’UE dans ces évolutions. Il s’agit en effet d’un plan intégré pour la région, pour ce qui est des évolutions politiques et notamment de la croissance économique et de l’aide financière dont aura besoin la région.
[Sur la proposition relative à la fondation d’un Centre de la Démocratie en Grèce :]
• Dans ce cadre, l’occasion m’a été également offerte d’informer mes partenaires, de leur présenter cette réflexion concernant la fondation d’un Centre de la Démocratie en Grèce, vue que cette dernière entretient des relations traditionnelles de confiance avec le monde arabe. Une telle initiative ne peut être concrétisée que par le biais d’une participation de ces pays et en coopération avec eux. Autrement dit, il s’agit d’une contribution de la part de la Grèce, d’une réflexion concernant les modalités de notre contribution à ces évolutions.
Février 22, 2011