Déclaration de M. Avramopoulos, ministre des Affaires étrangères à des journalistes à Istanbul

JOURNALISTE : Parlez-nous de votre première visite en Turquie.

D. AVRAMOPOULOS : Il s’agit de ma première visite en Turquie en ma qualité de ministre des Affaires étrangères. Je viens ici en vue de participer à la Conférence de l'Organisation pour la Coopération économique de la Mer Noire et comme je vous l’ai dit tout à l’heure, je ne manquerais pas de rendre visite et de présenter mes respects au Patriarche œcuménique Bartholomée.

Comme chacun sait, la Grèce, en dépit de la crise, représente toujours un facteur dynamique important dans son environnement géopolitique élargi, mettant toujours  en avant son rôle tout aussi central que stabilisateur. Nous sommes donc en faveur de ces coopérations.

En outre, nous voulons conserver des relations de bon voisinage avec notre pays voisin, la Turquie. Bientôt et après la récente communication entre le Premier ministre de la Grèce, Monsieur Samaras et le Premier ministre de la Turquie, M. Erdogan, nous continuerons de valoriser notre relation, toujours dans un environnement de respect mutuel.

Au même moment, notre pays livre une bataille pour retrouver sa place et son rythme au sein de l’Union européenne. La réunion au sommet est imminente et bien entendu notre pays avance, avec confiance et certitude, tout en assumant des responsabilités et des engagements qu’il respectera en tenant compte avant tout des priorités suivantes : le renforcement de la cohésion sociale, la réparation des injustices qui ont malheureusement régné jusqu’à aujourd’hui et la création d’un environnement de croissance et de progrès.

La Grèce de l’optimisme est de retour, la Grèce du progrès renaît dans un esprit d’unité et de consensus, conditions plus que jamais nécessaires à notre succès.

JOURNALISTE : Demain, vous rencontrerez votre homologue turc. Y a-t-il un agenda ?

D. AVRAMOPOULOS : Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de cette conférence multipartite, il n'y aura pas de pourparlers, cela n’a pas été planifié. Toutefois, il est certain que nous réaffirmons – je le pense – la volonté mutuelle d’aller de l’avant, en cultivant des relations de bon voisinage, qui nous permettrons d’ouvrir un nouveau chapitre dans les relations entre les deux pays.

Mais ce n’est pas là l’objectif de ma visite aujourd’hui, le but de ma visite est de participer à la conférence. Certes, après les récents développements dans le pays, dans le cadre de notre politique étrangère, nous emprunterons la voie que tous les gouvernements de Grèce ont tracée pendant de nombreuses années, celle du renforcement et de l'approfondissement de la coopération.

Et ce, toujours, comme je l’ai dit tout à l’heure, dans un environnement et des conditions de respect mutuel.

JOURNALISTE : Merci.

Juin 25, 2012