La position commune de l’OTAN revêt une extrême importance car elle réaffirme les décisions unanimes qui ont été prises à Bucarest, à Strasbourg et à Lisbonne. La porte de l’OTAN demeure ouverte, tout comme celle de l’Union européenne qui a pris une décision similaire le lundi 5 décembre. La porte reste ouverte. C’est aux pays candidats d’honorer les conditions fixées par les deux organisations. C’est un message positif et ils doivent le valoriser. Cela dépend d’eux-mêmes.
Les derniers jours ont été cruciaux pour notre politique étrangère. La Grèce a fait face avec succès à une situation difficile. Trois éléments doivent être clairs à tous:
1. Nous demeurons attachés à l’atteinte, dans les plus brefs délais, d’une solution à la question du nom à travers les négociations menées sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies. Une solution qui nous permettra de valoriser à part entière le potentiel de nos relations. Une solution qui donnera un élan à la coopération régionale et à l’intégration européenne de la région.
2. La question du nom ne sera pas réglée par des moyens malhonnêtes. Cela a été par ailleurs confirmé par l’arrêt de la Cour internationale de justice qui invite les deux parties à négocier de bonne foi. C’est une question de volonté politique et je répète que la Grèce a cette volonté politique. J’espère que le gouvernement de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine fera preuve de la même volonté.
3. Nous continuerons d’œuvrer de toutes nos forces en faveur de l’intégration européenne de la région. Dans les mois à venir, nous prendrons des initiatives dans ce sens, dans le cadre de la préparation de la présidence hellénique de l’Union européenne. Dans cet effort, nous voulons la participation active de nos partenaires des Balkans occidentaux.
Décembre 7, 2011