JOURNALISTE: Monsieur le ministre, que signifie pour la Grèce l'accord signé hier à Bruxelles entre l'UE et la Turquie sur la réadmission des immigrants clandestins?
DIMITRIS KOURKOULAS : Hier, a été annoncé que dans les jours à venir à Ankara sera signé cet accord demeurant en suspens depuis longtemps. C'est un pas positif. Comme il est communément admis, le plus grand nombre d'immigrants illégaux arrivent en Grèce à travers la Turquie, en franchissant soit les frontières terrestres soit les frontières maritimes.
D'importantes mesures ont été d'ores et déjà prises qui ont considérablement réduit le nombre d’immigrants clandestins mais, bien évidemment, la coopération avec la Turquie ainsi que la coopération entre l'UE et la Turquie est très importante. Nous avons, à plusieurs reprises, affirmé et nous continuons de l'affirmer, que l'immigration est une question européenne et non seulement grecque. C'est pourquoi nous avons soulevé cette question au niveau des ministres des Affaires étrangères et des chefs d'Etat. C'est l'une des priorités de notre présidence.
Ce pas est positif mais, bien entendu, pas suffisant. D'autres mesures doivent être prises et la Turquie doit intensifier les contrôles à ses frontières afin de limiter l'admission. A partit du moment où cet accord sera mis en application, il y aura une meilleure coopération en matière de réadmission des immigrants illégaux dans leurs pays d'origine, ce qui constitue une évolution positive.
Décembre 5, 2013