Déclaration de M. Lambrinidis en marge de la 4e réunion du Groupe de contact sur la Libye

Aujourd’hui, les participants au groupe de contact ont réaffirmé leur conviction que Kadhafi « n’a plus d’avenir » en Libye. Il doit partir rapidement, et ce, sous le poids des pressions. J'ai souligné qu'il était très important que le processus de transition à la démocratie ne soit pas « otage » de ce que Kadhafi voudra décider. Et qu’une discussion sur la situation au lendemain de la crise doit de suite être engagée.

Un deuxième point important de discussion était le financement actuel du conseil de transition, afin que puisse commencer à fonctionner efficacement un processus de transition vers la démocratie.

Il y a des questions juridiques importantes en suspens concernant les biens patrimoniaux et les comptes gelés et nous avons abordé la question de manière approfondie afin de parvenir à une solution.

Le troisième grand sujet est bien entendu l’aide humanitaire. La situation humanitaire en Libye est déplorable. A cet égard, la Grèce a joué un rôle de premier plan et j'ai réitéré notre volonté de mettre la Crète à disposition en tant que centre de collecte et de transport de l'aide humanitaire en Libye.

Le quatrième et dernier point est en rapport avec la transition vers la démocratie. J’ai souligné l’importance de n’exclure personne de ce processus. Cela inclut également des personnes qui font aujourd'hui partie du régime à Tripoli, pas Kadhafi lui-même, mais ne nous pouvons avoir une transition vers la démocratie qui exclut certaines personnes. La Libye est un pays qui, si un accord n'est pas atteint entre toutes les parties impliquées, peut être fractionné en plusieurs morceaux et devenir le théâtre de terribles affrontements avant d'arriver à la démocratie. Nous avons l'obligation, en tant que communauté internationale, d'éviter ce genre de situations.

Mais bien entendu, la transition vers la démocratie est le devoir du peuple libyen, ce n'est pas le devoir des autres. Nous pouvons apporter notre soutien, mais il doit lui-même décider de la façon dont on peut arriver au résultat escompté, qui est finalement le résultat souhaité pour tous.

Juillet 15, 2011