K. TSIARAS : C'est avec une grande émotion et un grand respect que j'ai eu l'occasion de visiter le patriarcat œcuménique à Istanbul et de m'entretenir avec Sa Sainteté, le Patriarche œcuménique. Le fonctionnement sans heurts du Patriarcat œcuménique qui est le trait d'union reliant ce dernier avec l'hellénisme orthodoxe, mais aussi le gardien de notre foi religieuse, revêt pour nous importance cruciale.
Ce dernier temps des pas positifs ont été faits par la partie turque dans cet effort visant à faire aboutir les demandes légitimes portant sur la continuation du fonctionnement du Patriarcat œcuménique et je tiens à assurer toute personne concernée que la Grèce continue de soutenir tant Sa Sainteté, le Patriarche œcuménique que tous les Frères qui avec Lui accomplissent leur œuvre dans les conditions actuelles difficiles.
Le soutien et la continuation du fonctionnement du Patriarcat œcuménique constituent une priorité importante de la politique de la Grèce.
JOURNALISTE: Que répond le gouvernement grec à M. Bagis et aux autres ministres, ainsi qu’à la direction politique qui affirment :" Faculté de théologie de Halki versus mosquée"? Est-ce que cela atteste d’une certaine réciprocité ?
K. TSIARAS : La réouverture de la Faculté de théologie de Halki, une demande qui a été mise en avant dernièrement de la part du Patriarcat œcuménique, ne constitue pas une question de réciprocité comme certains le soutiennent, ce qui peut être constaté si l’on examine cette question sur la base de deux axes: d'une part ce sont les efforts consentis en vue de noter et de respecter les libertés religieuses et d'autre part c'est la question qui concerne plutôt la partie turque, à savoir sa perspective européenne. Si l'on envisage cette question sur la base de ces deux axes, c'est facile à trouver une réponse. Il ne s'agit pas d'une question de réciprocité.
JOURNALISTE: Qu'y a-t-il de nouveau concernant la construction de cette fameuse mosquée?
K. TSIARAS: L'Etat grec est ce dernier temps favorablement disposé à cette demande, mais, au même titre, des efforts sont consentis afin d'assurer que les fidèles souhaitant mener leur quête spirituelle dans cette mosquée puissent le faire sans qu'ils soient confrontés à des problèmes quel qu'ils soient. C'est une demande qui est favorablement accueillie ce dernier temps et nous sommes actuellement à la recherche d'une solution.
JOURNALISTE: Monsieur le ministre, allez-vous visiter demain la Grande école de la Nation à la Faculté de théologie de Halki?
K. TSIARAS: Demain nous allons visiter Halki, nous rencontrerons des organisations de la communauté grecque, le préfet d'Istanbul et, vendredi matin j'assisterai bien entendu à la messe célébrée à l'occasion de la Fête de la Croix glorieuse.
JOURNALISTE: N'allez-vous pas vous entretenir avec d'autres hommes politiques? C’est seulement avec le préfet d'Istanbul que vous allez vous entretenir?…
Κ. TSIARAS: Le principal objectif de ma visite et de mon déplacement à Istanbul a été de m'entretenir avec le Patriarche œcuménique, à l'occasion surtout de la célébration de la Fête de la Croix glorieuse.
JOURNALISTE: Merci beaucoup.
K. TSIARAS : Je vous remercie également.
Septembre 13, 2012