Déclaration de M. E. Vénizélos, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères à l’issue de la séance du Conseil national sur la Politique étrangère

Nous vous communiquons ci-dessous le texte de la déclaration de M. Evangelos Vénizélos, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères à l’issue de la séance du Conseil national sur la Politique étrangère qui s’est tenu aujourd’hui :
« Le Conseil national sur la Politique étrangère est un organe relativement nouveau prévu par la Constitution en tant qu’institution dont l’objectif est de mettre en œuvre la stratégie nationale et de parvenir à un consensus national sur les grandes questions relevant de la politique étrangère et de la politique de sécurité.

Le pays est marqué par des tensions politiques et sociales, des différends politiques profonds. En dépit de tout cela, aujourd’hui, le Conseil national sur la Politique étrangère a été dominé par un climat de perception partagée, de sérieux, de consensus sur les orientations stratégiques et les actions individuelles de la politique étrangère et je considère cela comme étant très important car l’unité nationale peut permettre à notre pays de tourner la page.

J’ai eu l’occasion d’informer toutes les personnes présentes des évolutions de ces derniers mois, mais aussi de nos planifications stratégiques – car toute action individuelle entreprise s’intègre dans le cadre d’une planification globale – sur les grands dossiers nationaux, comme la question chypriote, la question du nom, les relations gréco-turques, la situation au Moyen-Orient et en Afrique du nord, notre voisinage sud, la perspective du voisinage oriental, les relations UE – Russie et les relations Grèce – Etats-Unis.

Toutes ces questions sont liées à la situation économique. Mais ce qui importe et ce que doivent entendre tous les Grecs est qu’heureusement – et cela est un acquis très important pour notre souveraineté nationale – au cours de ces quatre années de crise, et malgré le fait que nous avons mené une négociation économique très dure tout en étant dans une position défavorable, aucune pression asymétrique ou déloyale n’a été exercée à notre encontre s’agissant des questions relevant de la politique étrangère et de la politique de sécurité et de défense. Cela est très important pour la souveraineté nationale et la dignité nationale ».

Janvier 27, 2014