Je suis particulièrement heureux de me trouver ici aujourd’hui à Kiev et d’avoir rencontré le ministre des Affaires étrangères et très bon ami, M. Kostyantyn Gryshchenko. Je le remercie pour son invitation, pour son accueil et le très bon climat dans lequel se sont déroulés nos entretiens et je me réjouis de le voir très prochainement à Athènes.
La dernière visite d’un ministre grec des Affaires étrangères ici, en Ukraine, date de très longtemps et nous avons décidé de donner une nouvelle impulsion aux relations gréco-ukrainiennes.
A titre indicatif, je dirais qu’au-delà de ma visite aujourd’hui, ledit Comité interministériel mixte devrait se réunir en juillet à Athènes. Nous aurons alors l’occasion d’examiner dans le détail notre coopération, notamment sur le plan économique. En octobre 2011, nous attendons avec impatience la visite du président Yanukovych en Grèce, suite à l’invitation du président Papoulias.
Nos deux peuples, la Grèce et l’Ukraine, sont très proches et je suis heureux de constater, sur la base des données dont je dispose, que la hausse des visiteurs ukrainiens en Grèce est spectaculaire et bien entendu nous aimerions que cette tendance se poursuive.
Je sais qu’un des principaux facteurs est l’obligation de visas Schengen et j’aimerais dire que la Grèce applique, avec la plus grande flexibilité possible, l’accord de facilitation de délivrance de visas Union européenne – Ukraine et nos autorités consulaires ont reçu l’instruction de faciliter la visite des touristes ukrainiens en Grèce. Notre cher Kostyantyn s’est référé à cette question et je peux affirmer que ces derniers temps nous avons eu une hausse de l’ordre de 55%.
J’aimerais donc affirmer que la Grèce se réjouirait si le régime des visas était aboli pour l’Ukraine également, selon ce qui a été appliqué ces derniers temps pour nos voisins des Balkans occidentaux. La Grèce a vu les avantages tangibles, véritables de cette action et nous œuvrons dans ce sens dans le cadre de l’Union européenne également et la Grèce déploiera tous ses efforts dans ce sens.
Personnellement je suis convaincu que ce genre d’actions sont importantes car permettre aux citoyens de voyager librement en Europe est, à mon sens, la meilleure façon de rapprocher les peuples d’Europe.
M. Gryshchenko et moi-même avons bien entendu eu l’occasion de nous entretenir sur des questions internationales et régionales, comme par exemple les développements en Libye, mais aussi des questions d’intérêt grec particulier et nous avons notamment passé en revue nos relations économiques et commerciales, les relations politiques entre nos deux pays, les relations culturelles, non seulement sous le prisme purement bilatéral, mais aussi des relations entre l’Ukraine et l’Union européenne.
J’aimerais clairement dire que la Grèce considère l’Ukraine comme un partenaire précieux dans la région de la Mer Noire et nos relations bilatérales offrent de grandes perspectives de développement ultérieur.
Des liens très étroits unissent nos deux pays. La communauté grecque en Ukraine est très prospère et active, tout comme les ressortissants ukrainiens installés en Grèce.
Enfin, ce mois marque le début de la présidence ukrainienne au Conseil de l’Europe et j’aimerais à cette occasion vous féliciter et vous assurer de notre soutien sans faille, le soutien de la Grèce et je suis également heureux que l’Ukraine assumera la présidence de l’OSCE en 2013. La Grèce, comme vous le savez, a exercé récemment la présidence de l’OSCE en 2009 et nous sommes fiers d’avoir légué un héritage, ledit processus de Corfou et j’ai été heureux d’entendre que l’Ukraine, pendant votre présidence de l’OSCE, voulait donner suite à cette initiative et nous sommes bien entendu à votre disposition pour organiser des visites de vos cadres à Athènes afin de vous transmettre notre expérience de la présidence de l’OSCE.
Kostyantyn, je te remercie de nouveau pour le climat chaleureux de nos entretiens qui ont été très constructifs et pour ton accueil. Je me réjouis à la perspective de notre coopération étroite et salue notre amitié sincère.
[Extrait de la conférence de presse :]
JOURNALISTE : Quel avantage offrent, à votre avis, les relations bilatérales et quel est le point de friction ou le problème dans les relations bilatérales que vous avez identifié jusqu’à présent.
D. DROUTSAS : Je commencerais par la question facile. Il n’y a aucun problème dans nos relations. Je pense qu’il s’agit d’une constatation commune et les points positifs sont très nombreux. J’en ai mentionnés quelques-uns. J’ai parlé d’une communauté grecque florissante ici en Ukraine et du nombre important de citoyens ukrainiens installés en Grèce. Nous partageons une histoire commune et avons des racines culturelles communes. L’Ukraine est bien entendu un pays dont le visage change à des rythmes fulgurants. Je pense qu’elle a repris son rôle, un rôle très important dans la région, notamment la région de la Mer Noire. Les relations entre l’Ukraine et l’Union européenne ne cessent de s’approfondir et j’ai eu l’occasion de réitérer à M. Gryshchenko que la Grèce fera tout ce qui est en son pouvoir pour soutenir, aider l’orientation européenne de l’Ukraine. C’est une longue route et nous pensons profondément que la Grèce et l’Ukraine trouvera en la Grèce un partenaire fiable et très bon allié dans cet effort.
Mai 30, 2011