Déclaration du ministre des Affaires étrangères, M. Avramopoulos à l’issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN

Au cours de ces deux derniers jours, nous avons abordé des questions d’importance majeure pour l’Alliance ainsi que les évolutions importantes dans notre région.
Nous avons engagé une discussion très utile avec le ministre russe des Affaires étrangères avec lequel nous sommes convenus d’œuvrer de concert en vue d’insuffler un nouvel élan à nos relations dans d’importants domaines tels que les investissements, l’énergie et le tourisme. Ainsi a été marquée une nouvelle étape dans nos relations bilatérales et, si tout va bien, M. Lavrov visitera la Grèce au mois de mars.
Lors du débat sur le Moyen-Orient, nous avons souligné et mis en valeur le rôle à la fois stable et stabilisateur de la Grèce ainsi que ses efforts en faveur de la consolidation de la paix dans la région. Pour ce qui est de la Syrie, j’ai réitéré notre position ferme, à savoir que la solution militaire n’était pas une solution et qu’il était nécessaire de lancer un processus politique qui donnerait l’occasion au peuple syrien de décider de son sort et de son avenir.

L’une des plus importantes questions pour notre pays a été l’élargissement de l’OTAN. L’exaltation du nationalisme et du populisme dans certains de nos pays voisins suscite de vives préoccupations. J’ai clarifié que des attitudes de ce genre n’étaient pas tolérables. Les pays candidats à adhérer soit à l’OTAN, soit à l’Union européenne, doivent respecter les principes et les valeurs de l’Europe. La barre ne sera pas baissée et tous les critères et les modalités devront être respectés.

Décembre 5, 2012