Déclaration du ministre des Affaires étrangères, Giorgos Gerapetritis, à la chaîne ERT et au journaliste Nikos Meletis, à l'issue de sa visite à New York, dans le cadre de la présidence grecque du Conseil de sécurité des Nations Unies (New York, 22 mai 2025)

Déclaration du ministre des Affaires étrangères, Giorgos Gerapetritis, à la chaîne ERT et au journaliste Nikos Meletis, à l'issue de sa visite à New York, dans le cadre de la présidence grecque du Conseil de sécurité des Nations Unies (New York, 22 mai 2025)

Dans le cadre de la présidence grecque du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Grèce a lancé un débat sur la protection des civils en temps de guerre. Il s'agit d'un sujet qui a pris une grande actualité, mais qui touche également aux valeurs mêmes de l'humanisme, inscrites dans la Charte des Nations Unies. Les catégories vulnérables, les femmes et les filles, les enfants, les journalistes, voire les diplomates ou ceux qui participent à des missions humanitaires, ont tous besoin d'une protection spéciale.

Malheureusement, les données dont nous disposons sont extrêmement négatives. Les cas de violence se multiplient, deviennent de plus en plus agressifs, de sorte qu'il est aujourd'hui impératif de prendre des mesures immédiates pour protéger les civils. Environ 130 conflits font actuellement rage dans le monde. Ces conflits touchent les catégories de personnes qui sont les plus vulnérables en raison de leur faiblesse. La Grèce, prenant cette initiative, a rédigé une déclaration commune qui fait écho aux événements récents que nous vivons là où des conflits armés se déroulent.

Cette proposition, qui reflète fidèlement les valeurs du droit humanitaire, a été adoptée par 80 missions diplomatiques, 80 pays. Un nombre très élevé, qui s'est rallié à la proposition grecque. Et j'ai eu l'honneur de prononcer cette déclaration ici, au siège des Nations Unies. Elle reflète la position de l’ensemble de l’Organisation des Nations Unies concernant la protection dont doivent bénéficier les civils.

En outre, la présidence grecque a pris une initiative spéciale afin qu'une déclaration commune des pays soit adoptée concernant les conséquences environnementales des conflits armés, qui touchent également les populations civiles qui sont contraintes, en raison des conditions qui se développent, de se déplacer. Elles doivent abandonner leurs foyers et se retrouvent encore plus vulnérables aux conflits et aux actes de violence qui se déroulent dans leur pays.

La Grèce est actuellement à l'avant-garde de la diplomatie mondiale au sein des Nations Unies. Nous avons pris l'initiative, d'ici la fin du mois de mai, de convoquer une réunion spéciale qui portera sur le statut des civils et la protection des populations vulnérables dans la région de Gaza, afin de procéder à une évaluation. Mais surtout, il faut qu'une alliance active se mette en place pour que nous puissions garantir que les enfants, les femmes, tous ceux qui souffrent des terribles épreuves causées par les conflits armés, soient protégés autant que possible.

C'est le devoir de la communauté internationale. Et la Grèce, grâce à ses initiatives, sera en première ligne pour trouver le moyen de limiter les conflits armés. Mais avant tout, là où il y a des conflits armés, nous devons limiter les conséquences négatives pour les populations, et en particulier pour les personnes les plus vulnérables.

Mai 22, 2025