La réunion des ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères de l’Autriche et des pays des Balkans occidentaux qui se tiendra demain à Vienne constitue encore une initiative extra-institutionnelle qui va à l’encontre de la lettre et de l’esprit des traités de l’Union européenne et du droit international sur les réfugiés.
Le fait que notre pays ne soit pas invité à cette réunion est considéré comme un acte non amical envers notre pays puisque se crée l’impression que certains souhaitent mettre en route, à notre insu, des décisions qui nous concernent directement.
Par ailleurs, les initiatives prises pour la réunion entre les chefs de police des Etats membres de l’espace Schengen et les hauts fonctionnaires de la police des pays des Balkans occidentaux, à peine quelques heures après la fin du Conseil européen et des décisions prises dans ce cadre - des initiatives qui vont dans une direction totalement opposée de celle des décisions du Conseil européen - attestent d’un grave déficit démocratique. Les chefs de police ne peuvent pas annuler les décisions des dirigeants européens élus.
Ces actions vont à l’encontre de la culture européenne de consultation et de coopération entre tous les Etats membres et seront avérées inefficaces puisqu’elles tentent de faire faire face à ce problème d’une manière fragmentaire et en appliquant la politique de l’autruche.
La Grèce déploie des efforts considérables en vue de faire face à la crise des réfugiés, à une crise humanitaire, tout en respectant les valeurs européennes et les dispositions du droit international. Elle sera toujours animée par l’esprit de cohésion et par la vision de l’Union européenne et elle ne cessera jamais de souligner à toutes les parties la nécessité de combattre les causes de cette crise et non pas ceux qui en sont les victimes.
Février 23, 2016