Déclaration du ministre des Affaires étrangères, N. Kotzias à l’issue de sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg J. Asselborn (Athènes, 15.5.2015)

Ν. KOTZIAS : Bonjour. Je souhaite la bienvenue au ministre des Affaires étrangères du Luxembourg. Je suis très heureux d’accueillir un ami, avant tout, un ami personnel et aussi un ami de la Grèce, le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn avec lequel nous discutons souvent à l’Union européenne, lorsque nous nous rencontrons, et il est la première personne à m’avoir chaleureusement salué lors de ma première participation au Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne.

M. le ministre et moi avons eu des discutons tout aussi longues qu’intéressantes dans le passé aussi, mais particulièrement aujourd’hui lors de notre rencontre en tête-à-tête et avec nos délégations et nous poursuivrons nos discussions dans le bâtiment d’en face, au 7e étage. Ces discussions sont très importantes car, comme vous le savez, le Luxembourg est le cœur de l’Europe. Nous sommes son histoire, [Europe] qui a été enlevée autrefois en Libye, par le Dieu Zeus.

Et ces discussions sont importantes car ce pays ami assume la présidence du Conseil des ministres de l’Union européenne. Et le ministre a eu l’amabilité de nous informer des priorités de la Présidence luxembourgeoise.

L’Europe se trouve devant un carrefour crucial, elle doit examiner les nouvelles questions comme la recrudescence du flux migratoire, la déstabilisation de notre région et je pense qu’elle sera entre de bonnes mains le prochain semestre. Et je le dis car le Luxembourg a toujours été, pendant toutes nos années de présence à l’Union européenne, un ami fiable et fervent défenseur des besoins et positions de la Grèce.

Comme vous le savez, parmi les priorités du Luxembourg mais aussi du Président de la Commission, M. Junker, qui a été président du Luxembourg, il faut compter les projets de grands investissements pour résoudre le problème de l’emploi.

Avec le Luxembourg, nous avons une conception commune, à savoir que pour survivre, l’Europe doit faire preuve de cohérence et avoir des mécanismes sociaux forts portant sur la protection et le développement de la personnalité, des hommes et de la société. Nous partageons les projets de la Présidence luxembourgeoise en vue du renforcement de l’Etat social, en faveur d’un système solide d’accueil et de répartition des réfugiés et des immigrés clandestins.

Enfin, j’ai informé M. le ministre et ami de mes récents contacts en Turquie, j’entends par-là Ankara et Istanbul, car nous étions ensemble à Antalya.

Concernant la question chypriote, dans les conditions nouvelles de réouverture du dialogue. Concernant l’Ancienne République yougoslave de Macédoine. Et concernant aussi toute une série d’initiatives que nous prenons sur la scène internationale en tant que ministère des Affaires étrangères et moi personnellement en tant que ministre des Affaires étrangères.

Nos deux pays soutiennent les perspectives euro-atlantiques des Balkans occidentaux, à condition que ces pays répondent aux exigences de démocratie et satisfassent les critères de Copenhague.

Nous avons également discuté, avec M. le ministre, de l’Ukraine, de la Syrie et de la Libye, mais avant tout nous avons salué l’amitié qui unit nos deux peuples et notre relation personnelle à travers nos intérêts communs, nos combats communs.
Encore une fois, Jean, welcome. Bienvenue.

Mai 15, 2015