Aujourd’hui, 42 ans viennent de s’écouler depuis l’invasion turque à Chypre, qui marque le début de l’occupation illégale turque de plus d’un tiers du territoire de la République de Chypre, un Etat membre des Nations Unies et de l’Union européenne.
Les conséquences de l’agression turque incluent le déracinement de plus de 200 000 Chypriotes de leurs foyers, le drame humain des personnes disparues et la colonisation turque systématique qui, selon les témoignages de Chypriotes turcs, se poursuit jusqu’à aujourd’hui ainsi que le pillage du patrimoine grec et chrétien des territoires occupés.
La Grèce n’accepte pas et n’acceptera jamais les conséquences de l’invasion turque. Elle a fait clairement savoir à toutes les parties que l’abolition du système obsolète des garanties et le retrait de toutes les forces d’occupation turques qui, comme l’attestent encore une fois les derniers événements en Turquie, entravent l’ordre constitutionnel et la normalité démocratique au lieu de les garantir, font partie intégrante de la solution au problème chypriote.
L’objectif permanent et prioritaire de notre politique étrangère est la fin de l’occupation turque qui perdure et qui ne porte pas seulement atteinte aux droits de la communauté chypriote grecque, mais aussi à ceux de la communauté chypriote turque. Notre objectif est de parvenir à une solution équitable, durable, globale et convenue conjointement à la question chypriote, sur la base des résolutions y relatives des Nations Unies et de l’application de l’acquis communautaire sur tout le territoire chypriote.
Aujourd’hui nous honorons la mémoire de nos frères tombés à Chypre en 1974. Nous exprimons notre respect et notre gratitude patriotique à tous les défenseurs de la République de Chypre, Chypriotes et Grecs.
La Grèce est et sera toujours aux côtés de Chypre et soutiendra toujours l’hellénisme chypriote ainsi que le peuple chypriote dans son ensemble.
Juillet 20, 2016