S. LAMBRINIDIS : Bonjour à tous et bienvenue. Je vous remercie d’avoir accepté notre invitation et de vous trouver aujourd’hui au ministère des Affaires étrangères afin que nous puissions échanger sur le lendemain de la crise en Libye et votre rôle à cet égard.
Comme vous le savez, ces derniers temps, notre pays s’est efforcé de jouer un rôle de premier plan en Libye, tant au niveau de l'application des décisions de l'ONU, qu'au niveau pour le moins important de la façon d'envisager le lendemain de la crise. C'est une question essentielle, voyez-vous, car comme nous avons pu l'affirmer dès le début, les opérations militaires à elles seules ne sauraient résoudre le problème. Nous sommes parmi les premiers pays – et je pense que cela vous intéresse plus particulièrement – à avoir établi des contacts diplomatiques à Benghazi avec des diplomates grecs, qui sont en contact depuis des mois avec le Conseil national de transition et nous sommes prêts, lorsque les circonstances nous le permettront, à rouvrir notre ambassade à Tripoli. Cette décision revêt une importance particulière pour vous.
Je tiendrais aujourd’hui une séance d'information devant le Conseil des ministres sur la situation en Libye. Demain, le Premier ministre et moi-même seront à Paris en vue d’assister à la rencontre des « Amis » qui est le nom désormais donné au Groupe de contact et nous nous efforcerons d’avoir – comme dans le passé – une forte participation, notamment pour ce qui concerne les questions humanitaires et de développement.
La Libye franchit une autre étape et nous devons nous préparer de manière intensive à cet égard. La Grèce doit assurer une présence dynamique. Lorsque les hostilités cesseront – car elles se poursuivent toujours et même si en lisant les journaux on a l’impression que la guerre est terminée, cela n'est pas le cas, il y a toujours la guerre en Libye, à Tripoli il y a encore des tensions et des hostilités et aussi dans d'autres régions du pays – et notre estimation est que nous approchons de la fin et d’un processus de transition.
La reconstruction de l’économie libyenne et sa croissance sont une condition sine qua non aussi bien pour le pays, que pour la stabilité dans la région. Il va de soi qu’elles permettront la consolidation des institutions démocratiques. Et c’est si vous voulez le grand pari à relever et notre pays pourra apporter sa contribution.
Dans le domaine du développement, votre contribution est déterminante. Vous représentez des sociétés implantées en Libye depuis longtemps, vous connaissez le pays pour y avoir travaillé. Vous pouvez, grâce à votre activité, devenir les vecteurs de la croissance en Libye et soutenir la présence grecque, tout en attestant concrètement des liens étroits qui unissent le peuple grec et le peuple libyen. C’est la raison pour laquelle je voulais cette réunion, je voulais vous écouter, que vous m’informiez des problèmes que chacun de vous est susceptible de rencontrer, que vous m’exposiez vos idées, vos propositions pour accroitre notre présence dans ce pays. Le ministère des Affaires étrangères s’efforcera – dans la mesure du possible – de soutenir votre présence et c’est là le principal message que je souhaiterais transmettre.
Enfin, nul besoin d'en dire long sur le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Dimitris Dollis qui est assis à ma droite. Vous avez fait sa connaissance au moment où, avec d’autres cadres du ministère, il a travaillé sans relâche pour pouvoir rapatrier des dizaines de ressortissants grecs et collaborateurs. Aujourd’hui, il participe à notre rencontre, également en sa nouvelle qualité, celle de Secrétaire d’Etat chargé de la diplomatie économique, et à la fin des présentations je le prierais de venir nous dire deux mots.
Je vous remercie beaucoup d’être venus. Vous avez la parole.
Aout 31, 2011