Le ministre des Affaires étrangères Dimitris Avramopoulos a représenté aujourd’hui notre pays à la réunion de haut niveau sur l’Etat de droit, qui a dominé l’agenda de l’Assemblée générale des Nations Unies de cette année.
Dans le cadre de la discussion, M. Avramopoulos a eu des rencontres avec les ministres des Affaires étrangères de la Serbie et de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, dans le but, entre autres, de souligner l'importance de la perspective européenne de la région tout entière des Balkans occidentaux vers les institutions européennes et euro-atlantiques.
Après ses rencontres, le ministre grec des Affaires étrangères a fait la déclaration suivante :
« Dans le cadre de mes contacts, j’ai poursuivi aujourd'hui mes rencontres avec les ministres des Affaires étrangères de la région de l'Europe du sud-est, mon collègue serbe et le ministre des Affaires étrangères de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine. Les entretiens ont surtout porté sur des questions ayant trait à la sécurité, la stabilité et la coopération dans la région élargie.
Plus spécifiquement, la rencontre avec le ministre des Affaires étrangères de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine a eu lieu suite à sa demande et ce fut bien entendu une première rencontre pour faire connaissance. Au-delà de ce qui a été dit, dans cette coopération non officielle, il est important de souligner que les choses pourraient être différentes et nos relations meilleures si le pays voisin faisait preuve de plus de respect vis-à-vis de questions historiques et culturelles particulièrement sensibles pour la Grèce ».
Lors de sa rencontre avec M. Poposki, M. Avramopoulos a mentionné le contenu de la lettre envoyée récemment par le Premier ministre grec à son homologue de l’ARYM et dans laquelle M. Samaras a décrit avec exactitude le cadre dans lequel évoluent les relations entre les deux pays, afin que nous puissions arriver à un règlement à la question du nom. Après avoir souligné que la Grèce avait parcouru la distance qui lui incombait pour parvenir à un règlement, M. Avramopoulos a affirmé que l'heure était venue pour les dirigeants du pays voisin de parcourir la distance qui leur revient. Par ailleurs, M. Avramopoulos a mis en avant les dangers que recèlent pour la stabilité de la région la culture du nationalisme et du populisme, qui, très souvent dans le passé, ont provoqué une instabilité dans la région des Balkans.
Réponse du porte-parole du MAE à des allégations des médias de l’ARYM
En réponse à des allégations des médias de l'ARYM, selon lesquels le ministre des Affaires étrangères aurait reconnu que l'ARYM n'a pas de revendications territoriales sur la Grèce, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré :
« Ceci est inexact et jamais une telle opinion n'a été émise. Lors de la rencontre à caractère protocolaire entre les deux ministres, qui s’est tenue suite à la demande du ministre des Affaires étrangères de l'ARYM et lors de laquelle étaient également présents des hauts fonctionnaires des deux parties, jamais il n'a été question de cela. Sans doute s’agit-il de la tactique bien connue utilisée par Skopje pour faire impression, confirmant le point de vue selon lequel ils ne font pas preuve d'une réelle volonté et intention de parvenir à un règlement. M. Avramopoulos a décrit l’état des relations bilatérales avec l'ARYM dans le cadre défini par la lettre du Premier ministre Antonis Samaras à son homologue de Skopje, tout en soulignant que le nationalisme et le populisme peuvent présenter des avantages politiques momentanés, mais mènent finalement toujours à des catastrophes et des conflits. Dans les Balkans notamment, l'expérience du passé dicte d’adopter une approche différente, qui est nécessaire à l'atteinte d'un règlement à la question du nom, car la propagande cultivée à Skopje, indépendamment de la question de savoir si, de par la force des choses, elle peut ou non soulever des questions de revendications territoriales, constitue une menace du fait qu'elle empoisonne l'opinion publique et cultive l'irrédentisme. Le message du ministre des Affaires étrangères à M. Poposki était clair « Prouvez-nous dans la pratique votre volonté réelle de contribuer à l'atteinte d'un règlement qui soit dans l'intérêt des deux pays et de la stabilité dans la région ».
Septembre 25, 2012