Déclaration du porte-parole du MAE, M. Delavekouras au sujet de l’Accord de réadmission UE - Turquie

Suite à la réunion d’hier du COREPER (Comité des représentants permanents à l’UE) lors de laquelle a été présenté le texte de l'accord de réadmission UE - Turquie, qui devrait faire l'objet d'une discussion lors du prochain Conseil Justice et Affaires intérieures, les 24 et 25 février 2011, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, M. G. Delavekouras a déclaré :

« Suite au mandat confié à la Commission européenne par le Conseil en 2002 concernant la conclusion d’un accord de réadmission entre l’Union européenne et la Turquie et après le déroulement des négociations y relatives, il semblerait que les deux parties soient très près d’aboutir à un accord sur le texte.

Depuis le début, la Grèce a souligné l'importance de cet accord, aussi bien pour les intérêts nationaux que pour ceux de l'Union européenne et de ses Etats membres et a participé activement à tout le processus, en étant toujours guidée par la défense de ses intérêts.

La fin des négociations et la conclusion d’un accord atteste du caractère européen du problème de l’immigration clandestine qui n’est pas seulement un problème grec ou gréco-turc à proprement parler, mais un problème européen commun, comme cela a d’ailleurs été noté dans les conclusions des Conseils européens.

Dans le même temps, un tel accord contribue à la prévention et à la dissuasion de l'immigration clandestine provenant de la Turquie et à destination de l'Europe à travers nos frontières, maritimes et terrestres, qui sont en même temps les frontières extérieures de l'Union européenne; il renforce la coopération avec Ankara dans ce domaine, au niveau européen, ce qui a toujours été un objectif ferme de notre pays.

Cet accord, qui est similaire aux accords conclus entre l’UE et des pays tiers, facilitera en pratique la réadmission des personnes entrées illégalement dans notre pays, puisqu’il prévoit un processus simplifié de réadmission. Tout problème susceptible de se produire sera coordonné pas le Comité conjoint de réadmission aux termes des dispositions dudit l’accord.

Notre pays salue le progrès accompli et espère que les négociations et les procédures législatives s'achèveront au plus vite, afin que l'accord puisse entrer en vigueur dans les plus brefs délais et servir de facteur supplémentaire de dissuasion, contrôle et gestion optimale de la pression migratoire accrue que subit notre pays, notamment sur ses frontières orientales ».

Janvier 27, 2011