Déclaration du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Evangelos Vénizélos aux journalistes grecs concernant les résultats de ses rencontres à Skopje

A l'issue de ses rencontres à Skopje, Evangelos Vénizélos, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères a fait les déclarations suivantes aux journalistes grecs concernant les résultats de ses contacts dans la capitale de l'ARYM:

« J'ai effectué mes contacts ici à Skopje avec toute la direction politique et administrative et finalement avec le Premier ministre, M. Gruevski en ma double qualité. En ma qualité de Président du Conseil de l'UE pendant le semestre en cours, j'ai eu le devoir de m'exprimer, dans le cadre des conclusions du Conseil de décembre, sur la perspective européenne de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine.

J'ai rendu donc clair à mes interlocuteurs qu'ils ont le devoir d'accepter ce cadre, la position commune du Conseil qui met l'accent sur les relations de bon voisinage. Les relations de bon voisinage ne sont pas seulement liées à la question du nom qui demeure en suspens, mais aussi à leurs relations bilatérales avec d'autres pays, tels que la Bulgarie. Les relations de bon voisinage renvoient au droit international, à la légalité internationale, aux résolutions du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies concernant la question du nom. En outre, il est très important d'appliquer l'Accord d'Ohrid portant sur les relations entre les deux communautés ici, et notamment sur le statut de la communauté albanaise. En outre, l'accord conclu le 1er mars 2013 entre les partis doit être également appliqué car les questions liées à la démocratie, à l'Etat de droit et aux droits de l'homme sont très importantes et demeurent toujours en suspens.

Nous avons toutefois la possibilité de faire de nombreux pas dans le sens de la coopération transfrontalière, tout en valorisant les dispositifs de financement communautaires.

M. Gruevski a répondu qu'il était bien conscient de la nécessité d'utiliser de manière intensive le processus existant sous la direction de M. Nimetz, dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et, bien entendu, il a répété que son pays n'avait pas des revendications territoriales et ne faisait pas preuve d'aucune sorte d'irrédentisme. Cela est important mais cette affirmation doit se transformer en une attitude constructive à l'égard de la question du nom. Au niveau bilatéral, nous avons discuté d'autres possibilités que nous avons à notre disposition, notamment dans le domaine des investissements et des échanges commerciaux. Les deux économies sont dans une large mesure interconnectées. Nous avons un intérêt marqué à égard de la stabilité intérieure et de la perspective occidentale de ce pays car cela influe sur la stabilité de la région élargie des Balkans occidentaux.

Février 20, 2014