Déclaration du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Evangelos Vénizélos concernant la question chypriote

Evangelos Vénizélos, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères a fait la déclaration suivante :

« Il est regrettable que les mêmes milieux soi-disant « patriotiques » qui essayent d'exploiter par la voie politique et médiatique les sensibilités nationales, font semblant de ne pas comprendre qu'il n'y a aucune différenciation entre la Grèce et Chypre.

Par contre, les ministères des Affaires étrangères de la Grèce et de Chypre, toujours en coopération étroite et en pleine convergence, se sont vus contraints de rétablir la vérité et l'ordre en raison de l'irresponsabilité dont a fait preuve une député européenne qui a tenté d'altérer la réalité lors de la réunion plénière du parlement européen, alors que le Premier ministre présentait le bilan de la présidence hellénique sortante.

Des textes y relatifs ont été publiés et ils sont bien clairs.

La réaction des deux ministères a été nécessaire non seulement pour des raisons d'intérêt national, non seulement parce que cette réaction reflète la réalité mais aussi parce qu'il fallait protéger l'excellent travail accompli par les hauts fonctionnaires des services diplomatiques de la Grèce et de Chypre à Bruxelles, à Athènes et à Nicosie.

Tout le reste n'est que démagogie visant à servir les intérêts des partis ou des intérêts personnels et à être sous les feux de l'actualité en faisant preuve de légèreté.

Le pire est que le caractère ignoble des intentions des milieux cités-ci dessus est révélée car l'élément récurrent de leurs interventions est la soi-disant divergence entre le Premier ministre et le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères pour ce qui est de l'approche et de la gestion des différentes questions relevant de la politique étrangère et de la politique de sécurité.

Ils doivent comprendre qu'il existe une convergence complète entre le Premier ministre et le vice-Premier ministre et que l'objectif est de parvenir au plus haut degré d'unité à cet égard entre les forces politiques et ce, au-delà de la majorité gouvernementale.

Le fait qu'en ma qualité de vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères j'évite systématiquement de lier les questions nationales aux aspects ignobles de la réalité politique intérieure et le fait qu'à cause de cela je tolère souvent - pour des raisons de protection de l'image internationale du pays – que soient exprimées des réactions visant prétendument moi-même et le parti dont je suis le chef et portant sur les politiques gouvernementales convenues bien entendu avec le Premier ministre, ne doit pas être considéré par qui que ce soit comme une autorisation de flirter avec les milieux cités ci-dessus, comme une autorisation de commettre des actes répréhensibles, qui plus est d'exploiter les questions nationales pour servir des intérêts personnels.

Juillet 6, 2014