Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Evangelos Vénizélos a eu hier l’occasion, lors du dîner de travail des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’OTAN à Bruxelles et en qualité de Président du Conseil de l’Union européenne, d’informer ses homologues sur le parcours européen d’adhésion du Monténégro et de réitérer les positions grecques quant à la question de l’ARYM, en soulignant la dimension internationale de la question et la nécessité d’intensifier les efforts visant à résoudre la question du nom, par l’intermédiaire de M. Nimetz, dans le cadre du processus mené sous l’égide des Nations Unies. M. Vénizélos a déclaré:
«Lors du dîner de travail des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN sur la question de l’élargissement, de la politique des portes ouvertes, nous avons décidé après de longues discussions, de proposer à la Géorgie un train de mesures visant à revaloriser ses relations extérieures avec l’OTAN. Par ailleurs, pour ce qui est du Monténégro, nous avons décidé d’ouvrir les négociations d’adhésion afin que, d’ici 2015, les ministres des Affaires étrangères puissent estimer quel sera le moment opportun pour inviter le Monténégro à rencontrer l’Alliance.
J’ai eu l’occasion d’informer mes collègues des décisions prises lors de la Conférence intergouvernementale UE – Monténégro, qui a ouvert trois chapitres, dont celui de la politique étrangère et de sécurité commune. La discussion toutefois ne s’est pas bornée à la Géorgie et au Monténégro. Nous avons également abordé la question de la Bosnie-Herzégovine. En effet ce qui importe, est qu’il y ait un Etat, une unité étatique, une entité et de la sécurité. C’est ce qui importe et non la perspective d’adhésion de la Bosnie.
Nous avons naturellement discuté du problème de notre pays voisin, l’ARYM, où nous nous en sommes tenus au cadre de Bucarest, mais j’ai eu l’occasion d’expliquer encore une fois qu’il n’est pas question ici d’un différend bilatéral, mais d’une question internationale ouverte, dans le cadre des différentes décisions du Conseil de sécurité. J’ai par ailleurs rappelé à mes collègues que lors de ma dernière visite à Skopje, en ma qualité de président du Conseil de l’UE, j’ai discuté avec M. Gruevski et nous avons parlé d’intensifier le processus mené sous la direction de M. Nimetz, qui est prévu par les résolutions du Conseil de sécurité. Et c’est ce que nous faisons et le processus mené sous la direction de M. Nimetz est le processus approprié.
En outre, nous devons toujours rappeler qu’il ne s’agit pas d’un problème de nom, mais d’un problème de fond. Le nom codifie un problème de fond ayant trait à la stabilité régionale, à la démocratie, au respect des droits de l’homme et de l’Etat de droit, au respect de l’accord d’Ohrid, de l’accord de mars 2013, entre les principaux partis politiques de notre pays voisin, qui nous intéresse beaucoup et dont les visiteurs sont toujours les bienvenus dans notre pays, et où nous avons une présence économique et commerciale marquée. Mais il faut faire comprendre que la position grecque est précise, modeste, responsable et conforme au droit international. Nous attendons une réaction de la part de l’autre partie».
Juin 25, 2014