« Aujourd’hui, avec le Président de la Confédération helvétique, qui exerce la présidence de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, nous avons discuté de la feuille de route qui peut et doit être appliquée pour la désescalade de la violence et des tensions en Ukraine après lesdits référendums tenus hier.
J’ai eu l’occasion de souligner dans le courant de la discussion que nous devons interpréter et clarifier la déclaration faite aujourd’hui par le Kremlin pour ce qui est des évolutions en Ukraine, car il est nécessaire de ne pas reconnaître juridiquement ces référendums, il est nécessaire de garantir que les populations des régions à l’est participeront aux élections présidentielles du 25 mai car une abstention organisée créée une crise de légalisation et il est important de faire ce qu’a dit le Président Poutine, que les troupes russes se retirent de la frontière avec l’Ukraine.
Mais le gouvernement à Kiev doit contrôler la situation, éviter les actes de violence, contrôler les mécanismes paramilitaires ou collatéraux et engager un processus de participation réelle de toutes les forces sociales et politiques, de tous les groupes ethniques, de tous les groupes linguistiques et notamment de toutes les régions du pays pour qu’il soit souverain, intègre, démocratique et participatif. L’heure est cruciale et je pense qu’il est de l’obligation de l’UE et de tous les pays de soutenir l’initiative de l’OSCE et de la présidence helvétique ».
Mai 12, 2014