Déclaration du vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères E. Vénizélos à l’occasion du 39e anniversaire de l’invasion turque à Chypre

La Grèce rend hommage à la mémoire des Chypriotes et des Grecs défenseurs de Chypre qui, avec héroïsme et sacrifice, ont fait face à l’envahisseur l’été de l’année 1974.

Trente neuf années se sont écoulées depuis l’invasion illégale de la Turquie à Chypre, le 20 juillet 1974, qui a endeuillé les familles de ceux qui sont morts au combat et qui, du jour au lendemain, a transformé des milliers de familles en réfugiés. En dépit des décisions successives du Conseil de sécurité, la légalité internationale est toujours violée à Chypre. Et Chypre subit encore aujourd’hui les conséquences de l’invasion, avec l’occupation militaire illégale, les violations massives des droits de l’homme du peuple chypriote, la colonisation illégale et la destruction continue de son héritage culturel grec et orthodoxe. Par ailleurs, le sort des disparus est toujours inconnu et leurs familles attendent depuis 39 ans des réponses à leurs questions.

Dans l’adversité, la République de Chypre a su non seulement prouver sa résistance, mais est aussi devenue un facteur de paix et de stabilité en Méditerranée orientale.

La République hellénique et le peuple grec continueront d’être aux côtés de Chypre. Ceux qui pensent que les difficultés économiques actuelles que traversent la Grèce et Chypre engendreront un changement de notre politique s’agissant de la question chypriote, se leurrent complètement.

La fin de l’occupation et de ses conséquences, l’unification de Chypre au moyen d’une solution équitable, durable et fonctionnelle sur la base des résolutions du Conseil de sécurité et la qualité de Chypre en tant qu’Etat membre de l’UE demeurent l’objectif de la Grèce pour qui le dossier chypriote est une priorité absolue de sa politique étrangère.

Juillet 20, 2013