Déclaration du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, E. Vénizélos lors du Conseil des Affaires étrangères au sujet de la situation en Bosnie-Herzégovine

Evangelos Vénizélos, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, dans son intervention lors du Conseil des Affaires étrangères au sujet de la situation en Bosnie-Herzégovine et à la lumière de ce qu’il a constaté lors de sa récente visite à Sarajevo, a signalé que la question majeure de la Bosnie-Herzégovine demeurait l’architecture constitutionnelle prévue par l’Accord de Dayton, car, en réalité, sous le prétexte constitutionnel d’une fédération, dans le pays, existe, par la force des choses, une situation confédérale.

Dans ce sens, M. Vénizélos s’est aligné sur la proposition de demander aux services juridiques du Conseil et de la Commission d’évaluer l’ordre constitutionnel et en général l’ordre juridique de la Bosnie-Herzégovine, du point de vue de l’acquis communautaire européen et, en outre, de confirmer également que le processus de révision pour opérer les changements constitutionnels nécessaires en Bosnie-Herzégovine relève de la responsabilité du pays lui-même,  à travers les organes de l’Etat prévus.

M. Vénizélos a souligné que les dysfonctionnements constitutionnels et institutionnels en général créaient un fossé entre le système politique et le peuple et cela générait  un manque de transparence, une crise de légalisation ainsi qu’une crise concernant la capacité de gérer les défis économiques et sociaux auxquels est confrontée la Bosnie-Herzégovine au niveau de son économie et de sa société, au-delà des lignes de démarcation intérieures, ethniques et des catégorisations existantes.

Avril 14, 2014