Nous vous communiquons ci-dessous la déclaration sur l'économie grecque faite par le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Evangelos Vénizélos depuis New York où il se trouve dans le cadre de sa participation à la 69e Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies:
QUESTION : Pourriez-vous faire une évaluation des résultats de la rencontre entre Mme Merkel et M. Samaras?
E. VENIZELOS : Sur la base des informations qui m'ont été communiquées par le Premier ministre, je pense que la rencontre à Berlin avec Mme Merkel a été un premier pas important, car, comme vous le savez, nous agissons parallèlement à deux niveaux: au niveau formel de la Troïka, mais aussi à un niveau plus élevé de caractère stratégique, puisque le plan d’aide arrive à son terme et nous devons organiser nos actions pour la période de l'après-Troïka, la période du retour de la Grèce à la normalité européenne, non pas à la normalité du passé, mais à celle du futur où la Grèce aura de nouveau acquis sa puissance et se retrouvera sur le même pied d'égalité que les autres Etats membres de l'Union européenne et de la zone euro.
J'ai, à plusieurs reprises, évoqué la nécessité de sortir de ce régime du Mémorandum et de la Troïka, car maintenant nous pouvons désormais régler nos problèmes à travers les processus existants de l'UE, à travers des dispositifs tels que le Mécanisme européen de stabilité (MES) et la Banque centrale européenne et, bien évidemment, tout le monde sait que la présence du FMI au cœur de la zone euro a été une mesure urgente et temporaire et ne peut pas se poursuivre à long terme.
QUESTION : Le porte-parole du FMI a affirmé aujourd'hui qu'aucune demande relative à la sortie de la Grèce du plan d'aide du FMI n’était pas encore soumise.
E. VENIZELOS : Non, aucune demande n'a été bien évidemment soumise, car nous sommes encore en cours de discussion et afin de formuler cette demande, nous devons avoir le soutien de nos partenaires européens et nous avons droit à avoir leur soutien pour toutes les questions et non seulement pour celle-ci. Nous n'avons pas encore concrétisé nos demandes car nous sommes parvenus à des résultats. Force est de signaler que conformément aux décisions de l'Eurogroupe et du Conseil européen, l'excédent primaire a été le critère déterminant. Nous avons enregistré un excédent primaire depuis l'année dernière, depuis avril 2013. En outre, il est évident qu'au-delà des résultats financiers, il existe aussi les résultats structurels.
Bien évidemment, un travail supplémentaire doit être encore fait et le peuple grec souhaite que la Grèce soit un bon Etat européen, doté d'une bonne administration publique, d'un bon système éducatif et d'un bon système de justice. Mais, il ne faut pas oublier les progrès réalisés à ce jour, pendant toutes ces années, dans des domaines importants tels que les relations de travail, le système de sécurité sociale, la compétitivité de l'économie grecque. Et, bien évidemment, je parle de cette question car notre première priorité est de créer des emplois, de lutter contre le chômage et notamment contre le chômage des jeunes. Cette œuvre ne peut pas être accomplie sans un contexte favorable aux investissements est sans une réelle économie évoluant dans un environnement optimiste et enregistrant des taux de croissance positifs.
Septembre 26, 2014