Il y a quelques jours l’occasion m’a été offerte de m’entretenir au téléphone avec le nouveau ministre des Affaires étrangères de l’Egypte. Ce dernier m’a briefé sur la situation et le calendrier des initiatives visant à restaurer l’ordre démocratique, comme il a été convenu par le gouvernement de transition, tandis que vendredi à Ankara avec Ahmet Davutoglu nous avons discuté en détail de la situation en Egypte.
Le projet des conclusions, dans sa dernière version, parvient presque à établir un équilibre difficile entre la politique des principes européenne et la nécessité de faire face de manière réaliste à cette difficile période transitoire pour l’Egypte. L’Egypte est un pays clé pour un grand nombre de questions, pour le printemps arabe dans son ensemble, pour le processus de paix au Moyen-Orient et pour la stabilité en Méditerranée.
Les principes régissant le concept européen pour la démocratie, l’état de droit et le respect des droits de l’homme doivent être respectés. Toutefois, nous devons voir comment ces principes pourraient être appliqués dans un pays qui réunit plusieurs éléments différents comme l’Egypte et qui est caractérisé par des contradictions intérieures et des stratifications religieuses.
La première étape de la période transitoire n’a pas pu être achevée. Actuellement, une nouvelle phase a été inaugurée et nous devons y apporter notre soutien. Il est nécessaire de contribuer à la stabilisation de la situation afin d’éviter à tout prix l’escalade de la violence et, d’autant plus, toute forme de conflit civil. Par conséquent, à travers les conclusions d’aujourd’hui, nous transmettrons un message clair du point de vue des principes et des valeurs, mais aussi créatif du point de vue de l’appréciation rationnelle de la situation réelle en Egypte.
Juillet 22, 2013