« La question qui prédomine lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN est, bien évidemment la crise en Ukraine et les relations entre l’OTAN et la Russie. Notre politique est, et doit toujours être, axée sur des principes, sur le droit international, sur le respect de l’intégrité territoriale et des frontières existantes.
Par conséquent, nous transmettons d’une part un message très clair à cet égard. Un message de solidarité de la part des membres de l’Alliance, un message de soutien aux Etats associés à l’Alliance.
Mais, d’autre part, nous devons garder ouvertes les voies de communication, à travers le dialogue politique et diplomatique, avec la Russie, car nous devons éviter de reconstituer les conditions d’une guerre froide. Les tensions doivent être apaisées. Nous devons donc faire preuve de volonté en faveur de la désescalade de la crise en vue de parvenir à une solution et à une situation mutuellement acceptables pour l’Ukraine mais aussi, dirais-je, pour la sécurité sur le continent européen.
Notre position, la position grecque, est toujours une position responsable, une position mûre et modérée. Nous participons au courant dominant de l’Union européenne et de l’OTAN, mais, bien évidemment, nous avons la capacité à percevoir les leçons de l’histoire et à procéder en fonction des dogmes fondamentaux, le premier étant le droit international, le respect de la légalité internationale. Car cela est pour nous, pour nos intérêts nationaux, le principal instrument, le principal argument.
Avril 1, 2014