JOURNALISTE : Monsieur le ministre, concernant la coopération énergétique, pourriez-vous nous dire plus précisément en quoi elle relève précisément ?
D. AVRAMOPOULOS : Notre rencontre d’aujourd’hui a porté sur un large éventail de questions d’intérêt aussi bien bilatéral qu’européen. Bien entendu, nous avons axé nos discussions sur des questions liées à l’énergie et sommes convenus de définir le cadre politique qui servira de point de départ à l'initiative portant sur la création d’un gazoduc qui fera de la Grèce, mais aussi des pays voisins – et donc l’Italie – des partenaires stratégiques dans la distribution du gaz naturel dans la région élargie de l'Europe.
Nous nous sommes référés à des questions ayant trait à notre région, la Méditerranée orientale. Nous nous sommes référés à la crise que traverse actuellement la Syrie, mais aussi au « Printemps arabe ». L’Italie et la Grèce sont deux pays qui peuvent mettre en avant leur rôle de stabilisateur dans la région élargie, toujours en respectant des principes et des valeurs tels que la démocratie, la liberté et l’indépendance des peuples. C’est dans cet esprit que voient le jour des initiatives politiques et diplomatiques en faveur d'une coopération ultérieure plus étroite. Je suis certain que l'agenda qui sera adopté par les deux gouvernements aujourd'hui inaugurera une nouvelle ère dans nos relations bilatérales.
Le projet de gazoduc Transadriatique (TAP) était au cœur des discussions. A ce sujet, nous sommes convenus de promouvoir dans les plus brefs délais des initiatives politiques, afin que l'Italie, la Grèce et bien entendu l’Albanie puissent coopérer en vue de la création du cadre politique nécessaire permettant la mise en œuvre d’initiatives précises. M. Papageorgiou qui m’a accompagné lors de cette mission peut vous donner quelques détails techniques pour que vous puissiez avoir un aperçu plus global de cette rencontre importante.
En ce qui concerne notre expérience commune pour lutter contre la crise économique, les situations que nous avons à gérer en Italie et en Grèce diffèrent sur bien des plans, toutefois, ces situations ont des points communs. Ce qui nous unit est notre décision conjointe de suivre notre cheminement européen au sein d'une Europe qui soit celle de la solidarité, de la cohésion et de la croissance.
Aout 7, 2012