D. DROUTSAS : C’est avec un grand plaisir que j’accueille M. Djelic, suppléant du Premier ministre de la Serbie, à Athènes. Nous avons eu, comme c’est toujours le cas, une rencontre très constructive et une discussion fructueuse. Les relations entre la Grèce et la Serbie sont excellentes. En outre, nos deux pays entretiennent de longues relations historiques, elles ont une coopération étroite et des intérêts communs dans la région. Aujourd’hui, lors de nos discussions l’accent a été mis sur les ambitions et les perspectives de la Serbie pour ce qui est de son adhésion à l’UE. Comme vous le savez, la Grèce s’est fixée un objectif stratégique et souhaite voir tous les pays des Balkans devenir Etats membres de l’UE. La candidature d’adhésion à l’UE de la Serbie revêt pour nous une importance capitale. Par conséquent, l’occasion m’a été offerte de réaffirmer le plein soutien de notre pays aux efforts déployés par la Serbie en vue de devenir un Etat membre de l’UE et nous voudrions voir la Serbie devenir membre de l’UE dans les plus brefs délais.
B. DJELIC: Merci. Au nom de la République de Serbie, je voudrais affirmer que lors de cette visite à Athènes, l’occasion m’a également été offerte de m’entretenir avec des amis très chers et nous voudrions que cette véritable amitié se concrétise en une série de projets communs. Par conséquent, nous acceptons l’assistance technique de la Grèce accordée au groupe de négociation de la Serbie en vue de l’adhésion de cette dernière à l’UE. En outre, nous avons assuré nos amis grecs que la Serbie ferait tout ce qui est en son pouvoir pour appliquer le plan d’action en vue d’obtenir le statut de pays candidat à l’adhésion à l’UE ce décembre. Lors du Conseil qui sera réuni vers la fin de l’année, nous espérons obtenir le vote favorable de la Grèce ainsi que d’autres pays afin que le statut de pays candidat puisse être accordé à la Serbie et qu’une date soit fixée pour l’ouverture des négociations d’adhésion. Nous nous sommes également penchés sur l’ « Agenda 2014 » portant sur l’adhésion des Balkans occidentaux à l’UE, une initiative de la Grèce et du Premier ministre, M. G. Papandréou. Il s’agit d’une évolution très positive en cette période de crise car un intérêt supplémentaire est manifesté à l’égard de l’élargissement et je suis convaincu que nous pourrons œuvrer ensemble dans ce domaine dans les mois à venir. Nous saluons également les investissements des entreprises grecques. Plus de 250 entreprises grecques sont actives en Serbie, leurs investissements représentant plus de 2 billions d’euros, ce qui place la Grèce parmi les trois plus importants investisseurs dans notre pays. Toutefois, le volume de nos échanges commerciaux pourrait être plus important. Nos échanges commerciaux représentent 400 millions d’euros alors que le volume des échanges commerciaux entre la Grèce et la Bulgarie, un pays ayant à peu près la même taille que la Serbie, est dix fois plus grand. Par conséquent, nous constatons qu’il existe une marge d’augmentation des exportations grecques vers la Serbie et des exportations serbes vers la Grèce en vue de consolider, par le biais de ces relations économiques, les relations d’amitié de longue date qu’entretiennent nos deux pays.
Mai 2, 2011