Seul le prononcé fait foi.
S. DIMAS : J’aimerais souhaiter la bienvenue a mon ami, le ministre M. Mladenov. Force est de signaler qu’il est le premier ministre a effectuer une visite en Grece depuis que j’ai assume mes fonctions et je suis particulierement content de l’accueillir ici.
Nous avons discuté, et nous poursuivrons cette discussion après la fin de la conférence de presse, des questions d’intérêt pour les deux pays et du renforcement ultérieur de nos relations excellentes et très étroites avec la Bulgarie.
Nous avons parlé du Conseil de coopération de haut niveau et de la réunion qui se tiendra prochainement. Nous sommes convenus d’organiser cette réunion dans les mois à venir, lorsque les conditions météorologiques s’amélioreront, afin d’avoir aussi l’occasion d’inaugurer l’ouverture d’un nouveau passage frontalier.
Nous avons également abordé la question des Balkans occidentaux et la perspective européenne des pays dans la région, une perspective soutenue par nos deux pays, à condition, bien entendu, que les conditions fixées par l’Union européenne seront remplies, le respect du droit européen et des autres modalités et conditions préalables et, bien entendu, je tiens à souligner l’importance que revêt le respect des relations de bon voisinage entre les pays dans la région.
Nous avons discuté des relations économiques et commerciales et de leur amélioration ultérieure – il existe de grandes possibilités à cet égard – ainsi que de la question de l’énergie, des réseaux d’interconnexion et de la coopération au sujet des eaux transfrontalières. Bien évidemment, j’ai de nouveau assuré le ministre du soutien ferme de notre pays au processus Schengen.
Merci beaucoup.
Ν. MLADENOV: J’aimerais a mon tour remercier monsieur Dimas pour notre entretien d’aujourd’hui. La Bulgarie soutient fermement les efforts deployes par le gouvernement grec, mais aussi par la societe grecque pour sortir de la crise. Nous considerons la Grece comme un partenaire de premier rang au sein de l’Union europeenne et des Balkans. Il y a un bon nombre de questions que nous pourrions regler ensemble, des questions qui seront par ailleurs soulevees a la prochaine reunion du Conseil de cooperation de haut niveau.
Comme l’a souligné le ministre, M. Dimas, il s’agit de l’ouverture de nouveaux passages transfrontaliers, de projets d’infrastructure, de notre coopération dans le domaine des eaux transfrontalières et de l’élaboration de forfaits touristiques communs. En outre, la Bulgarie adoptera prochainement une loi ou un cadre juridique qui permettra à tous les titulaires de visa Schengen de venir à notre pays. Cela renforcera la mobilité et l’activité économique.
L’interconnexion des réseaux d’énergie de la Bulgarie et de la Grèce constitue également une question de priorité et il existe des perspectives à cet égard. Nous avons évoqué la question des Balkans occidentaux, il y a une convergence des points de vue sur un bon nombre de questions relatives à la perspective européenne des Balkans occidentaux et aux modalités qui permettront la réalisation de cet objectif. A cette fin, les pays des Balkans occidentaux doivent respecter les dispositions de la législation communautaire, respecter les relations de bon voisinage et les règles qui régissent la coopération régionale afin de pouvoir jouer ce rôle historique qui sont appelés à jouer.
Enfin, nous avons évoqué la question relative au Moyen Orient, la nécessité de mettre fin à la situation en Syrie. Nous avons abordé de façon plus détaillée la nécessité de renforcer la coopération entre les pays européens et arabes afin d’éviter que de telles situations se répètent à l’avenir. Lorsque le temps à Sofia se mettra à beau, car actuellement il fait très froid, il nous fera un grand plaisir d’y accueillir M. Dimas.
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JOURNALISTE : Deux questions. Ou se trouvent exactement les passages transfrontaliers qui seront ouverts ? Est-ce que la question de l’oleoduc Bourgas-Alexandroupolis a ete abordee, projet auquel la Bulgarie a renonce ou bien elle avait annonce qu’elle y renoncerait. Merci.
S. DIMAS : Le passage transfrontalier est situe entre Komotini et Makaza et nous esperons que lorsque les conditions meteorologiques s’amelioreront, nous pourrons ouvrir ce passage. Nous avons discute des questions relatives a l’energie, et sans aucun doute, de la question du projet de l’oleoduc Bourgas- Alexandroupolis. Notre cooperation avec la Bulgarie est etroite ce qui nous permet de regler ces questions de concert, tout en prenant en consideration les positions de chacun de deux pays.
N. MLADENOV: J’aimerais seulement ajouter qu’a l’epoque de la guerre froide entre la Bulgarie et la Grece avait ete erige un rideau de fer artificiel. Pendant les dernieres vingt ans, nos deux pays font tout ce qui est en leur pouvoir afin de supprimer les derniers vestiges de ce rideau de fer, en developpant de plus en plus des projets d’infrastructure. Comme nos deux peuples entretiennent des relations de longue date, il y avait toujours de la mobilite et des echanges commerciaux entre les deux pays. Par consequent, il faut maintenant que, dans le cadre de l’Union europeenne, ces activites se poursuivent sans heurts. C’est pourquoi nous attachons une grande importance non seulement a la construction des axes routiers, mais aussi a l’interconnexion des reseaux d’energie, afin que chaque pays puisse s’approvisionner en energie par le biais de son voisin, lorsqu’il est confronte a des difficultes d’approvisionnement.
Α. RADEVA: Adelin Radeva, Television nationale bulgare. M. Dimas, independamment de l’attitude de la Bulgare vis-a-vis du projet de construction de l’oleoduc, est-ce que ce dernier demeure toujours un objectif strategique pour la Grece et si oui, est-ce que la Grece a les ressources financieres indispensables pour participer a un tel projet ?
S. DIMAS : Si vous parlez de l’oleoduc Bourgas-Alexandroupolis, des etudes ont ete effectuees a cet egard et il existe de differentes evaluations. La Bulgarie a exprime son point de vue a cet egard et une suite sera donnee a cela. Et, bien evidemment, cette discussion se poursuivra dans un climat amical, ce qui toujours le cas quand nous discutons de nos relations bilaterales a tous les niveaux.
Α. RADEVA: Ma deuxieme question porte sur les preoccupations emises par un grand nombre de mes compatriotes a l’egard de la stabilite des banques grecques. Vous, en tant que membre du gouvernement, pensez-vous que les banques grecques sont stables ? Cela nous interesse car un bon nombre entre elles ont une presence tres importante dans notre pays.
S. DIMAS : Certainement, je peux vous assurer de leur stabilite et cela est l’un des soucis majeurs de l’accord conclu en octobre, a savoir que le systeme bancaire grec qui est puissant, le sera encore plus apres cette negociation qui est en cours.
Janvier 18, 2012