M. NIMETZ: Permettez-moi d’exprimer ma grande joie de me trouver en Grèce, à Thessalonique. J’effectue ce déplacement sous les instructions du Secrétaire Général, M. Ban Ki-moon. J’ai accompagné le Secrétaire général à Ohrid et à Skopje, dans le cadre de ses rencontres avec de hauts fonctionnaires du gouvernement. L’objectif de ma visite ici est d’informer le gouvernement grec sur toute cette série de contacts, par l’intermédiaire de l’ambassadeur A. Vassilakis, représentant de la Grèce dans les négociations sur la question du nom de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine qui sont menées depuis assez longtemps.
Par conséquent, hier soir, mais aussi ce matin, lors de notre rencontre, j’ai informé de manière exhaustive l’ambassadeur A. Vassilakis sur les rencontres du Secrétaire général avec le gouvernement de votre voisin au nord ainsi que sur les entretiens que j’ai eus moi-même avec le Président, le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères. Nous avons ainsi pu engager une discussion à fond sur cette question. Je suis à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.
Je vous remercie.
JOURNALISTE : Monsieur l’ambassadeur, quelle a été la réponse du gouvernement grec devant l’éventualité d’un rôle plus renforcé du Secrétaire général des Nations Unies dans le processus et quelle a été la réaction du gouvernement grec à l’égard de l’effort consenti par M. *** concernant la question du nom ?
M. NIMETZ: Le Secrétaire général a d’emblée eu et continue d’avoir un rôle dans ce processus. Vous êtes au courant des résolutions y relatives des Nations Unies. Si je ne m’abuse pas, il s’agit des résolutions 817 et 1993 lesquelles confèrent au Secrétaire général certaines compétences et dans l’article 5 de l’Accord intermédiaire il est stipulé que la question du nom continuera de faire l’objet des discussions menées sous l’égide du Secrétaire général en vue de parvenir à un accord entre les deux parties. Le Secrétaire général a un rôle dans ce processus.
Le Secrétaire général m’a nommé son envoyé personnel, mais comme je lui soumets régulièrement un rapport de ma mission, il a toujours participé à ce processus. Il s’agit de sa première visite à Skopje et il a eu donc porté toute son attention sur ce dossier. Toutefois, il a toujours manifesté un intérêt marqué à l’égard de ce dossier que les Nations Unies considèrent comme une question régionale importante qui influe sur la sécurité de la région et par conséquent elle constitue la principale priorité de l’organisation. Je pense donc que le Secrétaire général s’intéresse beaucoup à ce dossier et il reconnaît que la seule solution est que les deux parties parviennent à un accord et que celles-ci doivent faire preuve de compréhension. Il consentira à titre personnel des efforts à cette fin. Le gouvernement de Skopje souhaite le règlement de la question, ce qui est, comme vous le savez, important pour eux, et l’ambassadeur Vassilakis m’a assuré que cette question continue de figurer en tête de liste des priorités du gouvernement grec lequel souhaite également le règlement de cette question. Par conséquent, toutes les deux parties sont en faveur du règlement de la question. Espérons-nous donc qu’elles pourront avancer dans ce sens.
A. VASSILAKIS : J’aimerais tout d’abord remercier M. Nimetz pour les efforts qu’il est en train de consentir pendant toutes ces années ainsi que pour avoir effectué ce déplacement à Thessalonique dans le but d’informer le gouvernement grec, par l’intermédiaire de moi-même, sur les discussions engagées à Skopje. En outre, je voudrais signaler qu’il n’existe aucun doute à l’égard de la volonté du gouvernement grec de parvenir à une solution. Il est certain que les déclarations passionnées ne contribuent guère à cette fin, mais le gouvernement grec fait tout ce qui est en son pouvoir afin que nous puissions nous mettre sur la bonne voie. Je vous remercie.
Juillet 26, 2012