Déclarations de Mme Xenogiannakopoulou, de M. Kouvelis et de M. Mantica à l’issue de leur rencontre (14.2.11)

La ministre adjointe des Affaires étrangères, Mme Mariliza Xenogiannakopoulou et le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, M. Kouvelis ont rencontré aujourd’hui au ministère des Affaires étrangères le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères de la République italienne, Alfredo Mantica.

A l’issue de leur rencontre, les déclarations suivantes ont été faites :

M. Xenogiannakopoulou : Nous accueillons notre cher collègue italien, M. Mantica. Les relations entre l’Italie et la Grèce sont chaleureuses, notre coopération est étroite et constructive dans le cadre de l’Union européenne, notamment dans une période où des défis majeurs et des questions cruciales sont en jeu. Des questions relatives à la lutte contre la crise, à la stratégie énergétique et à l’avenir de la cohésion politique pour une politique européenne efficace sur l’immigration. Mais aussi la politique européenne en Méditerranée dans une période de développements politiques fulgurants. Nous avons eu l’occasion d’aborder tous ces sujets et naturellement cette coopération étroite a été confirmée et se poursuivra à l’avenir également.

A. Mantica : J’ai suivi avec la plus grande attention les déclarations de ma collègue que je partage pleinement. J’aimerais à mon tour émettre le voeu que cette rencontre soit le début du renforcement des discussions entre la Grèce et l’Italie et autres pays de la Méditerranée qui sont membres de l’Union européenne. La question de la migration, de l’énergie, de la politique agricole commune, de la cohésion politique, mais aussi celle du Pacte de stabilité sont autant de questions sur lesquelles nos vues convergent dans une large mesure. Et nous devons renforcer notre position, défendre nos positions communes au niveau européen. Cela est nécessaire pour chacun de nous. Seul, il est difficile d’atteindre cet objectif, mais il est plus facile d’y parvenir au moyen d’une politique méditerranéenne.

S. Kouvelis : Nous avons eu l’occasion d’aborder aussi bien la perspective d’avenir et la coopération entre la Grèce et l’Italie, que l’initiative Adriatique – Ionienne à laquelle participe la Grèce et l’Italie, ou encore l’initiative grecque pour les Balkans occidentaux « Agenda 2014 », initiatives pouvant avoir un impact important sur le processus de développement de la région élargie. Et je me réfère particulièrement aux domaines de la mer, de l’environnement, de l’énergie et des transports qui nous préoccupent particulièrement. J’aimerais dire que dans le secteur de l’énergie et notamment en ce qui concerne la mise en oeuvre commune de projets énergétiques, l’ITGI, et qui revêtent une importance particulière, nous avons eu l’occasion d’aborder les prochains pas à entreprendre. Enfin, nous nous sommes référés à l’effort global qui sera consenti entre les deux pays afin de renforcer les relations économiques. Il ne faut pas oublier que l’Italie est un partenaire commercial important de la Grèce, l’un des plus importants, non seulement dans l’Union européenne, mais dans le monde entier. Nous examinerons les domaines d’action qui pourraient contribuer à renforcer notre coopération dans des secteurs comme le commerce, le tourisme, les transports, l’énergie. Il y a également la coopération culturelle qui unit traditionnellement nos deux pays. Il existe ici des possibilités de coopération, tant sur le plan de la valorisation, que de la sauvegarde de notre patrimoine culturel, et je pense notamment au trafic de biens culturels.

Février 14, 2011