Déclarations du MAE, M. Lambrinidis et de la Secrétaire d'Etat américaine, H. Clinton au musée de l’Acropole

S. LAMBRINIDIS : Mesdames et Messieurs, nous avons derrière nous l'un des plus grands trésors de l'humanité, le Parthénon sur l’Acropole d’Athènes. Nous sommes ici, dans le nouveau musée de l’Acropole, une merveille architecturale contemporaine et nous admirons les œuvres d’art qui ont orné ce monument classique. Nous avons conçu ce musée, non seulement pour protéger les œuvres d'art de l’usure du temps, mais aussi pour montrer l'unité de l’espace archéologique. Ici, où nous avons une vision directe sur l’Acropole, ces œuvres d’art accentuent toute la beauté et la valeur immuable de ce monument.

C’est le patrimoine du peuple grec, mais dans le même temps c'est une partie importante du patrimoine culturel mondial. La Grèce est remplie de ces trésors, anciens et byzantins, et ils méritent la meilleure protection possible.

Chère Hillary, la Grèce souffre des excavations illégales et de l’exportation illégale de ses antiquités. C’est la raison pour laquelle l’accord que nous signons aujourd'hui revêt une si grande importance pour nous. Il renforce notre lutte contre le trafic de biens culturels. Il renforce notre coopération dans un domaine exceptionnel, dans le but de mettre en valeur la civilisation grecque, la civilisation mondiale, dans l'intérêt de nos deux peuples et de l’humanité tout entière.

En conclusion, j’aimerais remercier chaleureusement Pavlos Geroulanos, ministre de la Culture et tous les cadres du ministère de la Culture qui ont travaillé d’arrache-pied et se sont consacrés pleinement à la protection et à la valorisation de la culture hellénique et ont permis la réalisation de cet accord.

J’aimerais former l’espoir et le souhait que des millions d’Américains viennent dans notre pays admirer ces trésors. Et comme vous l'avez dit, ce que nous avons en commun, ce ne sont pas seulement nos politiques, mais aussi nos valeurs. Ainsi, me permettrais-je de dire : bienvenue chez toi, Hillary Clinton.

H. CLINTON : J’aimerais remercier le ministre des Affaires étrangères, M. Lambrinidis, le ministre de la Culture et du Tourisme, M. Geroulanos, le Professeur Pantermanlis pour leurs inlassables efforts en vue de la réalisation de ce grand moment.

Je suis à la fois heureuse et honorée de représenter les Etats-Unis d’Amérique ici, en ce moment, ce qui atteste des relations chaleureuses et étroites qui unissent la Grèce et les Etats-Unis.

Des millions de visiteurs ont visité ce bâtiment, à l'ombre de l'Acropole et ont admiré ces chefs d'œuvre exceptionnels. Et parmi les pays représentés par ces visiteurs, il y a aussi mon pays qui doit beaucoup à la Grèce pour sa contribution.
L’accord que nous avons signé aujourd’hui protègera le patrimoine grec contre les pillages et le trafic d'antiquités. L’importation d’objets protégés aux Etats-Unis est aujourd’hui illégale, à moins que ceux-ci aient été certifiés par les autorités grecques. Cela aidera à réduire la motivation consistant à retirer d’emblée ces objets.

Nous savons, de par notre expérience, que des mesures comme celle-là sont efficaces. Celui-ci sera notre 15e accord sur les biens culturels et nous avons vu des résultats positifs dans des pays, allant du Cambodge jusqu'à Chypre. Ces accords sont fondés sur l'engagement de longue date des Etats-Unis à préserver le patrimoine culturel. Il y a 40 ans, les Etats-Unis ont été le premier pays au monde à ratifier la Convention sur le patrimoine mondial et cela constitue aujourd'hui une priorité pour notre gouvernement et moi-même personnellement.

Permettez-moi de conclure en disant que l’Amérique est attachée à l’avenir de la Grèce, tout comme elle est attachée à la conservation de son passé. Durant cette conjoncture économique difficile, nous nous soutiendrons mutuellement. Nous sommes convaincus que la Nation qui a bâtit le Parthénon, qui a inventé la démocratie et qui a été une source d’inspiration pour le monde entier peut faire face à toute difficulté, quelle qu'elle soit. Je remercie donc les ministres et leurs collaborateurs et je me réjouis à la perspective de la signature de cet accord.

Juillet 17, 2011